Nos Projets VISA pour l’image 2014, avec Marlene Feeley

VISA pour l’image 2014, avec Marlene Feeley

Parce qu’on aime d’abord chez Marlene Feeley cette écriture de la morsure, qui saisit la vie à plein dans les jambes quand elles courent, il nous faut la lire en marchant, en vivant, en se dirigeant là où nous mène l’énergie de ces années qui, depuis 1973 ne parlent de crise que pour mieux nous tromper sur les assassinats perpétrés par les États contre leurs populations qu’ils ont appauvries et précarisées pour mieux les affoler.

   Marlene Feeley, c’est d’abord une écriture qui prend acte, qui fait acte, qui rend acte. Pour refuser la folie du monde.

   Parce qu'on aime ensuite chez Marlene Feeley cette personne authentique, qui, quatre fois mère et dix et mille fois travailleuse, se lance sans hésiter dans la rude bataille de la survie pour les siens, mais pour elle aussi, il nous faut la connaître quand elle lit ses poèmes, quand elle en parle, quand elle les écrit sur la nappe d'un restaurant, l’œil toujours prêt à devancer les mots ou leur donner une ampleur, un élan, une sensibilité à fleur de peau.

   Marlene Feeley, c'est aussi une auteur qui sait agiter les miettes du merveilleux ordinaire pour apaiser les douloureuses faims du quotidien.

   Parce qu’on aime enfin, et surtout, chez Marlene Feeley cette présence spontanée auprès des révoltés et des défavorisés de nos sociétés, cet accompagnement fidèle des pauvres et des démunis, des malades, il faut comprendre dans sa démarche une nécessité absolue dans la solidarité avec les exclus, les marginaux, les sans droits, qu’elle accompagne parce qu’elle est l’une d’elles, elle est la compagne de beaucoup d’entre nous, celle avec qui se partage le pain. Le bon pain des mauvais jours.

   Marlene Feeley, c’est une poésie à la recherche des innocences perdues, toutes ces pensées avant que les mots, les pauvres mots, ne les aient trompées.

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   À partir de là, l’éditeur qui a eu le privilège de la mettre en relation avec le sous-commandant Marcos se prend à rêver d’une suite possible à cette aventure d’une écriture poétique sur les chemins de la reconnaissance. L’éditeur qui sent la puissance des images dont sont alimentées les phrases des poèmes de Marlene Feeley souhaite une suite mieux ancrée dans les formes du monde, dans ce qui vient de loin et repart encore plus au-delà des espaces et des temps, il faut donner à l’éphémère la suite logique de sa propre éternité.

   L’écriture, la personne, la poésie de Marlene Feeley se prêtent à une présence au prochain VISA pour l’image de Perpignan. Nous passerons les mois prochains à en montrer l’importance pour une société lucide qui sait et peut voir la marche irresistible de ceux qui n’ont rien et qui peuvent tout.

Jean-Jacques M’µ

Maison des Solidarités, Barcelone, le vendredi 13 septembre 2013.

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