Nos Parutions MARICHIWEU ! poèmes insurgés de Marlene Feeley – liminaire du Sous-Commandant Marcos

MARICHIWEU ! poèmes insurgés de Marlene Feeley – liminaire du Sous-Commandant Marcos

 1er de couv Marichiweu

 

Elle est Chilienne. De Valparaiso (Vallée paradis !...). Réfugiée depuis 10 ans en Catalogne. Depuis qu’elle a quitté son collège, elle travaille au service domestique des personnes, des familles et des associations... Pour tenir, tout en élevant ses quatre enfants, elle écrit au quotidien les poèmes de ce qu'elle voit, de ce qu'elle sent, ses envies et ses colères, ses espoirs et ses tristesses, sa propre conscience des systèmes de domination. Progressivement, une fraternité presque naturelle l’a rapprochée des farouches Mapuche de son pays natal que le pouvoir chilien continue de réprimer en utilisant des lois remontant aux années 1980 de Pinochet.

Ce devrait être déjà, en soi, un recueil d’indignations…

Cependant, au moment de se voir publier avec un avant-propos du Sous-commandant insurgé Marcos, participant depuis près de vingt ans aux luttes zapatistes du Chiapas (Mexique), et qui fait lui aussi référence aux luttes Mapuche... Elle se rétracte alors ! car des scrupules l’inquiètent soudain sur la nature de la publication… De cette tempête dans le cerveau à propos de l’universalité des résistances contre les oppressions dans le monde, sortira une lettre de Marlene à Marcos (Sous-commandant insurgé)…

 

L’exposition du livre en dyptique (pages en langue originale face à pages traduites) est un acte plus littéraire qu’académique, essentiellement offert à la lecture pour susciter de nouvelles versions et permettre de rapprocher les langages de peuples pourtant étrangers à travers les pensées, les images et les idées d’une femme humble dont les écrits méritent d’être connus du monde entier.

Jean-Jacques M’µ

 

Coup de cœur d'une revue littéraire en langue française pour un des poèmes de Marlene Feeley : http://www.francopolis.net/rubriques/coupdecoeur-textejanvier2014.html  

 

 Traduction de sa lettre au Sous-Commandant Marcos (répondra-t-il jamais ?...)

Lettre de Marlene Feeley :

                          au Sous-Commandant Marcos,

Salutations cordiales.

Tu ou vous ne me connaissez pas, mon nom est... est indifférent... pour écrire des poèmes je me fais appeler Marlene et, dans ma vie quotidienne, je suis juste une femme. En ce moment même, je ne sais pas très clairement pourquoi je vous ou je t’écris, mon intérêt est surtout d’expliquer qu’au début, j’étais d’abord réticente et méfiante.

Je ne trouvais pas bonne l’idée que mon livre soit édité avec un texte du Sous-Commandant. Pourquoi ?... Aucune idée !... – Peut-être parce que je me sentais petite, si insignifiante comme ça, et, un peu, incrédule. Ce qui m’affectait le plus était que je suis si ordinaire ! et je m’interrogeais : quelles ressemblances pourrions-nous avoir entre votre lutte et celle que je vis ici chaque jour ? Il n’y avait pas d’autres réponses que la femme insignifiante que je suis, se levant à 5h30 tous les matins pour aller travailler et faire vivre sa famille comme ça, et, pas même de loin, rien ne ressemble à votre lutte, lutter pour le pain du jour, pour le lait chaud, non, dans ma lutte permanente il n’y a pas de maquis, il y a seulement du concret, le béton, le brouillard, les salaires minimums, l’insécurité de l’emploi, la privatisation de la santé, de l’éducation, l’argent qui ne suffit jamais. Pas même de loin, rien ne ressemble à votre lutte, et parfois, dans cette lutte, je me retrouve seule entourée par d’autres personnes qui élèvent la voix, mais qui rentrent ensuite à la maison continuer leur routine, je me sens seule, non, il n’y a rien qui ressemble à votre lutte.

Ça ne ressemble pas à votre combat où votre voix est entendue dans tous les coins de ce monde, peut-être mon combat, celui de tant d’autres comme moi, n’est pas très excitant, nous sommes insignifiants.

Il y a quelques jours, j’ai pris le temps,et j’ai commencé à lire les documents du Sous-Commandant Marcos, et à ce moment, j’ai compris que personne n’est insignifiant, pas même une fourmi, nous faisons tous partie de quelque chose, nous contribuons d’une façon ou d’une autre à réaliser un combat pour la dignité de la classe opprimée, la liberté des peuples, oui, nous ne sommes pas, je ne suis pas négligeable, la lutte ne se limite pas à une personne ou à telle autre ; la lutte est la responsabilité de tous et de toutes, qui croyons qu’un monde meilleur est possible et à cet endroit et dans de nombreux autres, notre lutte, mon combat ressemble au vôtre. – Au tien.

C’est pourquoi j’ai cessé de croire que vous ou votre texte ne seraient pas compatibles avec les miens.

Parce qu’ils le sont, oui, nous aimons, nous nous battons, nous protestons, nous souffrons, nous croyons, nous tombons et nous nous relevons ; je me suis aperçue que tout front peut être utile pour donner plus de lueur à nos consciences ; ça doit être mis à profit, car ce n’est qu’ainsi que nous serons plus forts ; c’est seulement comme ça que nous pourrons nous mettre en chemin d’une victoire ; c’est juste de cette façon-là que je pourraire garder en face mes enfants et dire que je me suis battue, pour notre dignité, pour un monde meilleur.

Je suis une femme simple, sans aucune préparation académique ; je travaille en servitude ; j’ai été mère et père ; je me lève tôt comme la plupart, pour un salaire indigne ;mais je ne m’aplatis pas : je ne laisse pas l’ignorance me consumer ; je m’ouvre des espaces pour créer et partager ce qui sort de mon cœur ; je trouve du temps pour que mon combat devienne ma raison d’exister ; j’espère que ma lettre ne causera aucun désagrément ; j’ai juste voulu donner à connaître qui est Marlene Feeley ; je ne prétends à rien d’autre que partager mes sentiments.

Je ne suis pas écrivain, je suis quelqu’une qui a écrit des poèmes – libertaire, pas plus que cela.

Quoi qu’il en soit, je pense que j’ai suffisamment cassé les pieds avec tous ces propos, mais j’en ai senti la nécessité, et maintenant c’est to iou vous qui allez pouvoir décider.

PS. Je sais que cela ne signifie pas que vous me donnez votre soutien pour le livre,et je ne le demande pas non plus ; je voudrais seulement que les choses soient un peu plus claires dans ce monde.

Salutations libertaires.

Marlene Feeley

 Le 9 février 2013.

 

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« Insurrection poétique »

MARICHIWEU ! Dix et mille fois nous vaincrons, poèmes insurgés de Marlene Feeley, avec liminaire du Sous-Commandant Marcos, édition bilingue castillan-français. Édition bilingue castillan-français, paru le 17 avril 2013.

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Sdition citoyenne carte postale recto2

Carte postale Sédition citoyenne recto (grand format)

« Insurrection poétique » Livre où les luttes des peuples natifs sont le point de correspondance multiple et diversifié entre l'armée zapatiste du Chiapas (Mexique) et les poèmes d'une travailleuse chilienne réfugiée en Catalogne.

Au milieu des vicissitudes de la vie domestique, les textes emportés de Marlene Feeley révèlent l’une des facettes du Sous-Commandant Marcos :

subcomandante fumante« Le pouvoir n’est pas simplement l’exercice de la puissance en toute impunité, c’est aussi, surtout, son irrationalité. Parce qu’avoir le pouvoir c’est faire et défaire sans autre raison que d’avoir du pouvoir.

Et peu importe qui apparaît au front, en nous cachant. Droite ou gauche, c’est juste l’indication où le conducteur doit garer la voiture. La machine fonctionne d’elle-même. »

L'humour décapant du Sous-Commandant Marcos promet à « Ceux d'En-Bas » de se relever dix, cent, mille fois et davantage encore. Et, inéluctablement, nous le savons, les mots de la révolte finiront bien, tôt ou tard, par triompher des injustices qui sont aujourd'hui infligées aux populations.

Ici et ailleurs...

Mapuches no terroristas  Au Chili et en Argentine, les Mapuche résistent avec une dignité que n'ont pas pu briser cinq siècles d'oppression. Leur symbole est le papillon (la “mariposa”).

  Dix fois, cent et mille fois, nous vaicrons, avec les gens de la terre et de l'eau, et comme eux.

  Et pas sans eux.

 

 

  MARcos, sous-commandant insurgé

  MARlene Feeley, femme travailleuse aux paroles insurgées

  MARiposa, le papillon se libérant de ses chaînes

  MARICHIWEU ! dix et mille fois nous vaincrons !...

 

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