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Écriture Opprimée / Escritura Oprimida (Atelier / Taller)

Atelier d’écriture avec Théâtre de l’Opprimé

Publics

Personnes conscientes de leurs oppressions et désireuses d'en sortir

Objectifs

Partager solidairement nos expériences en groupes restreints pour éventuellement mettre en forum certaines situations-problèmes à résoudre

Coûts

Gratuit pour les participants. Pas question que l'argent puisse empêcher toute personne de participer aux travaux. Les locations de lieux et les remboursements de transports seront à payer par les institutions

Méthodes

Exercices, jeux, travaux, expériences, improvisations issues de l'Éducation nouvelle et du Théâtre de l'opprimé : il ne s'agit pas de transmettre des savoirs ou des savoir faire, il s'agit de s'interroger mutuellement pour tenter des réponses par l'échange collectif, intelligent et solidaire de commentaires et de réflexions.

Défilé de théâtre images d'oppressions

teatro oprimido UAM - Amistades

 

Quelques principes généraux :

L'oppression

Situation d'entrave d'une liberté ou d'un droit acquis. L'oppression peut être directe ou indirecte, exercée par des personnes détentrices de pouvoirs, légitimes ou non, conscientes ou non.

L'opprimé

Un opprimé est conscient de son oppression. Il sait qu'il ne pourra pas en sortir seul. Il a besoin du recours à d'autres structures libératoires, ou du soutien actif des autres opprimés qui s'élèvent avec lui. L'opprimé n'est ni un aliéné ni un dépressif.

torse coupé homme-femme

Écritures

Principes

(Celui qui écrit est appelé scripteur).

On n'écrit jamais à partir de rien (il n'y a pas de page blanche, il n'y a que des pages sur lesquelles nous allons écrire de nouveaux mots, de nouvelles phrases, de nouvelles idées, de nouvelles formes). Écrire est un geste culturel, appris au long de plusieurs années, ce qui implique une démarche essentiellement volontaire, ce qui n'empêche pas des déterminations externes à la personne qui écrit.

À partir de l'écrit

Seules 4 opérations possibles sur un écrit :

– ajouter (surcharger, annoter)

– supprimer (raturer, effacer)

– déplacer (couper-coller)

– transformer (inter-changer, déformer, imiter...)

Tout, absolument tout, même le plus petit élément, peut être ajouté, supprimé, déplacé ou transformé... à l'infini. C'est l'auteur qui décide de la poursuite ou de l'achèvement des opérations d'écriture sur son propre texte.

Lectures

Un texte peut être lu muettement ou à voix haute. La lecture peut s'effectuer par la voix de chaque scripteur auteur de son propre texte ou par une autre personne choisie selon des règles acceptées en groupe. Pour garantir l'anonymat, tous les textes écrits peuvent être variablement disposés, affichés, alignés, suspendus sur corde avec pinces à linge, fixés selon des ordres différents, aléatoire, chronologique, thématique ou alphabétique...

Écritures

Les contraintes sont modifiables en fonction des buts visés dans l'exercice, dans la séance ou dans le groupe de séances. Il va de soi qu'il ne faut surtout jamais forcer personne, pas même à écrire, car chacun est libre d'accepter en tout ou en partie les règles fournies. Les règles peuvent d'ailleurs être détournées ou interprétées. Le résultat est à considérer sous l'angle d'une nouvelle approche, selon les pratiques adoptées par le scripteur. On pourra éventuellement mesurer les écarts entre l'application stricte de la contrainte fournie et les variations issues de ses avatars.

 

texto

 

Quatre supports de démarrage de l'activité

En début de séance, venir présenter au groupe, selon l'ordre qui pourrait convenir aux circonstances :

– un récit oral, blague, apologue, proverbe, conte bref...

– une page d'écriture, journal, poème, extrait de livre, lettre, cahier journalier...

– une image, photo, reproduction, couverture de magazine, affiche...

– une chanson, comptine, air d'opéra ou d'opérette...

 

Libre cours des échanges : il faut pointer les modes de perceptions, de réception, d'utilisation ou d'intérêts partagés...

Trois types d'énonciation :

– l'expression (insistant sur le “je” qui s'exprime, parfois avec exclamation) ;

– l'interlocution (insistant sur le “tu” auquel s'adresse l'énonciateur, parfois en interrogation, parfois en injonction, parfois en réponse) ;

– la narration (de type affirmatif, insistant sur la 3e personne, avec parfois un témoignage à la 1ère personne).

La poésie appartient à la première catégorie, de l'expression.

Le dialogue appartient à la seconde catégorie, de la communication verbale au théâtre ou à la radio, à la télé, (genre “conversation”), ou écrite dans les lettres, les textos SMS et les courriels (genre “exposé” ou “demande”).

Le récit appartient à la troisième catégorie.

NOTA :

1. Chaque catégorie peut être utilisée de manière dominante en intégrant les autres catégories en sous-dominantes (une poésie peut par exemple contenir du dialogue et de la narration ; un dialogue peut contenir de l'expression et de la narration ; une narration peut contenir de l'expression et des dialogues).

2. Le récit oral et la page d'écriture donnent l'occasion d'interroger la relation de celui qui s'exprime avec ce dont il parle (énoncé) et avec ceux à qui il s'adresse, directement ou non.

=> À certains indices (adverbes, interjections vocales, utilisation de certains adjectifs...), on peut parfois se rendre compte d'interlocuteurs plus ou moins clairement désignés.

=> Par ses modulations, la voix possède une faculté d'émotion que l'écrit reprend plus difficilement : rythme, répétition, cadence, pauses, suspens... pour parvenir aux mêmes effets, de rire, de pleurs, de peurs ou de colère...

L'image

L'image révèle toujours un espace ; statique et restreinte à un cadre, elle manifeste un présent et se décrit au présent, sauf dans le cas de photos témoignant d'un passé. L'image procède sur ceux qui la reçoivent comme un mystère à découvrir, à interroger, à commenter. L'image permet d'évoquer des pensées et des considérations par analogies, par identification, par attraction ou par répulsion. Les lignes, les formes, les couleurs, les matières sont facteurs de décryptages et, parfois, surtout dans le cas des photos, de souvenirs plus ou moins précis, d'ambiances, de localisations avec même des projets d'itinéraires. Il y a fréquemment une attente de sensualité avec l'image, ou, en tout cas, un besoin intellectuel de comprendre, de saisir, de satisfaire ou d'éveiller une curiosité. Le dessin ou la reproduction d'œuvres d'art appellent des appréciations qui se rapportent à l'auteur ou au sujet identifié dans l'image, et, très souvent, en relation avec les questions de Vrai/Faux, Réel/Irréel... Oui ou non c'est comme ça qu'on reconnaît que ça se passe. De soi, tout seul, face à l'image.

La chanson

Par le biais de la musique, des paroles et de la voix, la chanson appartient moins au monde géographique qu'au monde du temps, de l'histoire qui passe, et de la chronologie. On peut bien évidemment localiser l'origine d'un chant, mais le chant disparaît à l'oreille, sa perception est toujours un passage, une succession de notes qui peuvent s'oublier, un moment dans le temps. Le caractère harmonieux ou harmonique de la chanson fait qu'elle se partage à plusieurs, sans commentaires, en chœur, en cadence, en mesure, au pas, en dansant, en marchant, en dodelinant. Ce même caractère harmonique fait sentir tout bruit ambiant comme intrus, comme parasite, comme discordance. La chanson vise l'accord et la concorde, elle unit, rassemble et met en branle des mécanismes d'unions entre les éléments d'un groupe (celui qui détonne ou chante à contretemps peut déranger l'ensemble). Là où l'image relève du domaine de la reconnaissance intellectuelle (c'est bien comme ça ?), la chanson relève plutôt du domaine de la compétence émotionnelle (je peux ou non, je suis accessible, sensible à cet air ou pas).

 

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abc

Taller de escritura con Teatro del Oprimido

Públicos

Las personas conscientes de sus opresiónes y que estén dispuestas a salir de estas

Objetivos

Conjuntamente compartir nuestras experiencias en pequeños grupos y, finalmente, a algún foro para resolver situaciones problemáticas

Costos

Gratuita para los participantes. No puede el dinero impedir a cualquier persona de participar en el trabajo. Lugares y transportes a cargo de las instituciones

Métodos

Ejercicios, juegos, experiencias, trabajos, improvisaciones a partir de la nueva Educación y Teatro del Oprimido : no se trata de transmitir conocimientos o experiencias magistrales, sino dar respuestas realistas a unas preguntas del uno y del otro para intentar solucionar situaciones críticas por el intercambio colectivo, inteligente y fisicamente activo de los comentarios y de las reflexiones.

Ejemplos en la UAM Iztapalapa de México

 

Algunos principios generales:

Opresión

Situación de obstrucción de una libertad o de un derecho adquirido. La opresión puede ser directa o indirecta, ejercida por personas con poderes, legítimos o no, conscientes o no.

El oprimido

El oprimido es consciente de su opresión. Él sabe que no puede salir sólo de su opresión. Él tiene que utilizar otras estructuras liberadoras, o el apoyo activo de los demás oprimidos que estan con él. El oprimido no es ni alienado ni deprimido.

 

torse homme-femme

 

Escrituras

Principios

(Él que escribe es llamado escritor).

Nunca se escribe desde cero (no hay ninguna página en blanco, sólo hay páginas en las que vamos a escribir nuevas palabras, nuevas frases, nuevas ideas, nuevas formas). La escritura es un gesto cultural, aprendido a lo largo de varios años, esto implica un enfoque esencialmente voluntario, lo que no impide determinaciones externas a la persona que escribe.

Desde la escritura

Sólo 4 posibles operaciones en un escrito

- añadir (sobrecargar, annotar)

- quitar (eliminar, borrar )

- desplazar (cortar y pegar)

- transformar (inter-cambiar, distorsionar, imitar...)

Todo, absolutamente todo, hasta el elemento más pequeño, la letra, se puede añadir, borrar, mover o transformarse... hasta el infinito. Es el autor quien decide sobre la continuación o finalización de las operaciones de escritura en su propio texto.

Lecturas

Un texto se puede leer en silencio o en voz alta. La reproducción se puede realizar por la voz de cada autor escritor de su propio texto u otra persona elegida de acuerdo con las normas aceptadas por el grupo. Para garantizar el anonimato, todos los textos escritos pueden ser dispuestos de forma variable, mostrados, alineados, colgados en una cuerda con ganchos de ropa, establecidos en diferentes órdenes, al azar, cronológico, temático o alfabético...

Escrituras

Los requisitos de escritura se pueden modificar de acuerdo con las metas en el ejercicio de la sesión o en el grupo de sesiones. No hace falta decir que nunca debe forzar a nadie, ni siquiera a escribir, porque todo el mundo es libre de aceptar las reglas, en su totalidad o en parte. Las reglas también pueden ser desviadas o interpretadas. El resultado se ve a la luz de un nuevo enfoque, basado en las prácticas adoptadas por el escritor. Puede que sea posible medir la distancia entre la aplicación estricta de la restricción prevista y los cambios de sus avatares.

Cuatro actividades para empezar

En las primeras operaciones, para presentar al grupo, en el orden que se adapte a las circunstancias :

- una historia oral, broma, fábula, proverbio, cuento...

- una página de escritura, diario, poema, extracto de libro, carta, diario diario...

- una imagen, foto, reproducción, portada de revista, cartel...

- una canción, rima, opera al aire o la opereta...

 

Flujo libre con intercambios : es necesario señalar modos de percepción, recepción, uso o intereses compartidos...

 

enunciacion

 

Hay tres tipos de enunciación :

- Expresión (énfasis en el "yo" que habla, a veces con exclamación) ;
- Interlocución (énfasis en el "tú" que aborda el enunciador, a veces cuestiona, a veces en conminación, a veces en respuesta);
- Narración (tipo afirmativa destacando la tercera persona, a veces un testigo de la primera persona).

La poesía pertenece a la primera categoría, de la expresión.

El diálogo pertenece a la segunda categoría, es comunicación, como en el teatro, conversación, –  o verbal como en el teatro u en la radio, en la televisión (tipo "conversación"), – o escrita en letras, SMS y mensajes de correo electrónico (como "expuesto" o mensajes de texto "pedida" ).

El relato pertenece a la tercera categoría, de la narración.

NOTA :

1. Cada categoría se puede utilizar un modo dominante  integrando otras categorías en subdominante (por ejemplo, un poema puede contener diálogo y narración, el diálogo puede contener la expresión y la narrativa, una hstoria puede contener de expresión personal y de diálogo).

2. La broma oral y la página de escritura proporcionan una oportunidad de examinar la relación de la persona que expresa lo de que está hablando (declaración) y aquellos a los que van dirigidas, directa o indirectamente.

=> En algunos índices (adverbios, interjecciones vocales, utilizando adjetivos...), a veces se puede conseguir más o menos claramente los interlocutores a quién piensa el escritor.

=> Por sus modulaciones, la voz tiene una facultad de emoción que consigue más difícil a la escritura: el ritmo, la repetición, la altura, las pausas, el timbre, la suspensión... para lograr los mismos efectos, risas, lágrimas, miedos o ira...

La imagen

La imagen todavía revela un espacio; estático y limitado a un marco, se manifiesta en un presente y se describe en el momento presente, salvo en el caso de fotos que muestran un pasado. La imagen genera a los que lo reciben como un misterio por descubrir, inicia preguntas, comentarios... La imagen evoca pensamientos y consideraciones por analogías, por identificación, por atracción o repulsión. Líneas, formas, colores, materiales, son factores para descifrar y, a veces, sobre todo en el caso de fotos, los recuerdos más o menos precisos, atmósferas, puede incluir otros lugares con proyectos de rutas. Con frecuencia hay una expectativa de la sensualidad con la imagen, o, en todo caso, una necesidad intelectual para comprender, captar, para satisfacer o despertar la curiosidad. Dibujos o reproducciónes de obras de arte llaman evaluaciones que se relacionan con el autor o el sujeto identificado en la imagen, y muy a menudo en relación con las cuestiones de verdadero/falso, real/irreal... sí o no, así es como reconocemos que sucede. Yo, solo, frente a la imagen.

La canción

A través de la música, las canciones y la voz, la canción pertenece, geográficamente al menos, del mundo del tiempo, de la historia, y de la cronología. Evidentemente, es posible localizar el origen de una canción, pero la canción va al oído, su percepción es siempre una forma que pasa, una sucesión de notas que pueden ser olvidados, un momento en el tiempo. El carácter armónioso o armónico de la canción, le da que ya se comparte con los demás, sin hacer comentarios, al unísono, rítmicamente, en extensión,con bailando, tocando, asintiendo con la cabeza... El mismo carácter armónico siente cualquier ruido como intruso, como un parásito, como discordancia. La canción suele ser acuerdo y armonía, quiere unir, puede reúnir y pone en marcha los mecanismos de las uniones entre miembros de un grupo (el que canta fuera de tono o fuera de temporada puede alterar el todo). Cuando la imagen se inscribe en el ámbito del reconocimiento intelectual (« ¡así es! »), La canción es poco más que la competencia emocional (lo que puedo o no, yo estoy disponible , sensible al aire tal o no).

 

Link : Victimas # Oprimidos # Traumatisados

 

 

 

Voir aussi // Ver también :

– 12 regl@s http://www.abceditions.net/nos-actions/4-nos-actions/69-12reglxsecritoprimido 

– Ché vuoi ? http://www.abceditions.net/nos-actions/4-nos-actions/65-ce-que-nous-faisons-lo-que-hacemos

– VictimXs ?!... http://www.abceditions.net/nos-actions/4-nos-actions/68-victimxs

– Ateliers d'écriture sur les oppressions : http://www.abceditions.net/nos-actions/4-nos-actions/66-atelier-taller-ecriture-escritura-opprime-oprimido

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