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APRÈS LE DÉLUGE
Le mythe de la catastrophe salvatrice

Jean Monod et JJMU 5 juin 2018

 Jean Monod et Jean-Jacques M’U avec les maquettes du livre le 5 juin 2018 chez ABC’éditions

Fonction principale du mythe du Déluge :

Maquiller en catastrophe surnaturelle une conquête territoriale instauratrice d’un nouvel ordre...
... Et, à partir de là, effacer
chez les survivants la mémoire de l’époque  antérieure.

 Cette fonction s’accompagne de trois autres dans la pratique :

 – 1°/ réduire des populations jugées trop nombreuses et turbulentes et constituer une nouvelle classe laborieuse incapable de se révolter ;

 – 2°/ justifier le recours à « l’arme de destruction massive » par la mauvaise conduite des hommes et créer une nouvelle lignée humaine plus facile à manier ;

 – 3°/ accréditer enfin (éventuellement) la fiction d’une autochtonie des envahisseurs – témoin chez les Grecs le mythe des « hommes semés » par Deucalion.

 

Sortie du livre dans la collection Éclipses le jour de l'éclipse totale de lune, vendredi 27 juillet 2018.

Appel à dons
(invitation à nous aider au lancement de l’ouvrage)

 – Pour favoriser la sortie du nouvel opus de Jean Monod :

 – “40 jours pour le Déluge !” (sur HelloAsso) : https://www.helloasso.com/associations/abc-editions-ah-bienvenus-clandestin/collectes/-apres-le-deluge-le-mythe-de-la-catastrophe-salvatrice

Gwen Daz - Couv Déluge

 

Ce n’est pas une exhortation à croire au meilleur du pire.

C’est un essai d’anthropologie historique, dans la lignée de la réflexion développée par Platon (dans Les Lois) sur l’après-catastrophe comme moment idéal pour penser les sociétés humaines à leur point de (re)recommencement. Cet essai fait suite à deux autres de la même veine (Du pillage au don, critique de l’idée de civilisation, co-écrit avec Diane Baratier, et Ouranos ou les trois fonctions de la religion dans l’État), où je tente, depuis 2012, de raconter autrement « l’histoire qui commence à Sumer ».

Non moins que les précédents ouvrages, Après le déluge repose sur l’uchronie (qui est au temps ce que l’utopie est à l’espace), avec un parfum de “ce qui aurait pu être”...

N’en faut-il pas pour tempérer l’inquiétude que peut susciter en nous la catastrophe annoncée de toute part comme la fatalité des temps nouveaux ? L'ère du progrès s’achève dans les déjections de l’activité industrielle. Et ces déjections font de chacun de nous des agents d’un bouleversement planétaire...

 

Maelstrom de Gwen Daz - détail

 Lien pour la collecte solidaire :
https://www.helloasso.com/associations/abc-editions-ah-bienvenus-clandestin/collectes/-apres-le-deluge-le-mythe-de-la-catastrophe-salvatrice

Quand le « reste » devient « intraitable »,
il peut se changer en détonateur

Telle est la situation qui paraît aujourd’hui se profiler avec le réchauffement climatique, dont une des conséquences les plus plausibles, dans un avenir proche, à part de nouveaux séismes et des désastres en chaîne, est une élévation du niveau des océans qui rétrécira les contours de tous les continents.

Plus qu’une catastrophe : un cataclysme, on annonce même une apocalypse…

Après le déluge remonte l’histoire de ce cataclysme aussi « inéluctable » que, dans son extrémisme apocalyptique, hypothétique, à ses mythes fondateurs, sumérien, babylonien, hébreux et grec, avec un développement sur l’Apocalypse de l’apôtre Jean et une annexe sur les mythes chinois, indiens et amérindiens.

 

logo Déluge Arche Parapluie

 

L’éclairage que les mythes de l’Antiquité portent
sur le scénario qui est en train de se mettre en place
est saisissant

D’abord parce qu'ils sont contemporains des premiers États.

Ce qui constitue un repère historique non négligeable. Ensuite parce que l’écart entre les parties prenantes du Déluge (re)fondateur est un écart entre les dieux et les hommes (on dirait aujourd’hui les dirigeants et les masses), dans une inégalité posée en principe, sur laquelle aucune doctrine démocratique ne permet encore de se faire d’illusion.

Enfin parce que, dans ces mythes, la circularité du phénomène, qui risque de déboucher sur une conflagration, n'est pas due – comme aujourd’hui – au fait que la nature est affectée par le comportement des hommes et réagit en conséquence : ce sont les dieux qui répondent à leur prolifération excessive et turbulente, et les catastrophes sont des armes de destruction massive dont ils se servent pour réduire leur troupeau humain et remettre les survivants dans le droit chemin.

Les catastrophes comme technique de gouvernement des hommes : telle pourrait être la leçon à tirer de ces anciens mythe...

 

Essai de couv Déluge avec rabat - Denis

 

D’où la question :

« Quelle est la part du mythe dans le catastrophisme contemporain ?... »

Quelle que soit la pertinence de la réponse que je risque dans mon livre, ABC’éditions a opté pour le « crowd funding » pour activer sa fabrication.

En attendant la sortie projetée dans le clair-obscur de la prochaine éclipse totale de lune, le 27 juillet 2018, à Gourdon, voici le lien pour participer à cette « mise en (m)arche ».

c-eclipses-blanc-sans-fond1La collection ÉCLIPSES souhaite mettre au jour ces périodes qu’éclipse l’histoire officielle :
quand des peuples vivaient sans armée, police ni religion.

 

Bonne navigation et à bientôt ?

 

                                   Arder, arder, sur la côte des millénaires!...

                                                                           Patrizia Vicinelli

 

Amitiés

Jean Monod

 

Bas Babylona Gwen Daz 

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Bôa Passion
L’art se mord la queue

 

bôa passion

 

Mardi 8 mai 20h30 au 6 rue du Majou, Gourdon

 

« LE BOIS DONT ON SE CHAUFFE »

Rencontre dé/passion/née entre artistes et organisateurs (et Qui-Veut au milieu)
Quelles pratiques font de l’Artiste un créateur maudit ou bohème ? objet de consommation ou support publicitaire ? déduction fiscale ou faire-valoir des Notables ?

 

Quand les artistes se mordent la queue

 

Personne n’est obligé.e. Personne n’oblige personne.
On se verrait en pays libre sous le régime du Libre Marché.
           Avec la liberté de marcher – ou pas.

 

Et – ça n’a rien à voir – l’Artiste doit exposer son Art

    Ça n’a rien à voir. Le Notable, lui, n’est pas obligé.
Il n’est obligé ni de payer les Artistes ni d’exposer leur Art.

Le Libre Marché oblige le Notable à écouler son Stock.
Personne ne l’interdit, ses Clients l’y encouragent.

Qu’a l’Art à voir avec les petits fours qu’un Notable doit écouler ?

Pour quelles pluies d’or s’exposent les Artistes
– ni payés ni vus –
à la cérémonie de promotion d’un Notable qui les ignore ?

Réalités de temps troubles, ce n’est pas tous les jours
que les Artistes voient exposer leurs œuvres. C’est ça ou rien !...

L’Artiste transformé en support de communication,
il ne lui reste plus qu’à rêver qu’il sera (bien) vu.

« Petits fours mondains des inaugurations,
vous êtes le plat de lentilles de l’Artiste.  »

 

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États géréraux des Migrations du Lot à Gourdon :

Compte rendu de la rencontre

du 11 mars 2018 à Gourdon (46300) 6 rue du Majou

EGM Lot

Nous étions huit présent.e.s (dont Amnesty International Figeac, Jamais-sans-Toit-46, Ah Bienvenus Clandestins, et le Collectif de Gourdon) ; et 7 excusé.e.s (dont FCPE-46, Citoyens-du-Monde, Libre-Pensée, FSU-Figeac)

 
Il est regreté l’absence d’exilé.e.s hébergé.e.s au Cada et nous exprimons le souhait qu’ils-elles soient au moins informé.e.s de l’existence des EGM et de la création de ce groupe, libre à ell-eux d’y participer ou non.
Chacun.e est appelé.e à faire connaître largement les EGM et de la possibilité d’y participer. Les correspondants de la Dépêche et de La Vie Quercinoise, Le Lot en Action et le Blog des Bourians ont été destinataires du mail du 6 mars appelant à la rencontre de ce jour.

Réuni.e.s pour évaluer les modes d'élaboration d'une assemblée du Lot des États Généraux des Migrations (cf : appel), les personnes présentes se sont présentées et ont exposé leurs intentions vis-à-vis des EGM dont il faut rappeler qu'ils sont :
« un processus dans lequel sont impliqués des centaines de collectifs et d’associations locales ou nationales présentes sur le terrain aux côtés des personnes étrangères. Partout en France, ces acteurs se concertent et organisent des événements publics pour dénoncer la politique actuelle et être force de proposition afin d’obtenir un changement radical de la politique migratoire. »

Il s'en suit une discussion à bâtons rompus sur l'engagement des personnes qui aident les exilé.e.s, sur le traitement des exilé.e.s en CAO et en CADA dans le Lot, et, en particulier, à Gourdon.
Nous avons échangé des information sur les processus de demande d'asile pour elles et ceux qui ne les connaissent pas encore (CRA, OQTF, OFPRA, OFII, Guichet unique, "Dubliné.e.s", FTDA...).
Des documents d'analyse du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigré.e.s) sont laissés à la disposition des personnes souhaitant s'informer : https://www.gisti.org/spip.php?article5841

Il ressort de ces discussions
– La double nécessité d'un engagement simultané politique ET d'une action sur le terrain des personnes qui veulent aider les exilé.e.s. En effet, l'action sur le terrain seule n'arrête pas “le bras qui frappe” en provenance de la puissance publique, la politique de l'État se révèle de plus en plus répressive vis-à-vis des migrant.e.s et demandeurs et demandeuses d'asile.
L'action politique seule ne suffit pas non plus : elle ne permet pas toujours de se rendre compte des problèmes rencontrés par les exilé.e.s et de certaines des réalités sur le terrain. Il est impossible d'argumenter les revendications sans aucun exemple concret.
Les États Généraux des Migrations donnent la parole à tous et à toutes dans la société civile et permettent la rencontre de ces différent.e.s acteur.trice.s.
–  La nécessité de se regrouper pour être entendu.e.s. Nous proposons à chaque collectif/association de se réunir et de compléter ensemble le questionnaire des EGM https://framaforms.org/consultation-etats-generaux-des-migrations-1513356634
– également possibilité de remplir ce questionnaire à partir du site d'ABC’éditions : https://eg-migrations.org/IMG/pdf/cahier-methodo-etatsgenerauxmigrations_1_.pdf
Dans le respect de l’esprit et de la lettre des ”États Généraux”, les personnes n’appartenant à aucune structure collective peuvent également faire cet exercice et faire entendre leur voix. 
 
Ensuite, soit :
– chaque groupe local envoie son questionnaire ;
– dans l'idéal, nous nous retrouvons tou.te.s pour des États Généraux des Migrations du Lot et envoyons un formulaire commun.

Il apparaît également nécessaire de produire des déclarations communes en conclusions, voire de créer un site local, et en tout cas de maintenir un rapport constant avec la presse.

Calendrier :
Attention : les délais sont nationaux et les EGM sont fixés au 26 mai !
Inscriptions : https://eg-migrations.org/Agenda-des-evenements 
 
Le 28 avril : deux personnes de chaque assemblée locale fourniront physiquement, sur place à Paris, les conclusions et cahiers de doléances au groupe de facilitation et de préparation des EGM nationaux.
 
Les 26 et 27 mai : États généraux des migrations au plan national. Pour le moment, grandes difficultés pour trouver (et financer) une salle pour accueillir tou.te.s les délégué.e.s de chaque département.

Vous souhaitez participer ?
– Remplissez le questionnaire ci-joint, sachant que tous les critères ne peuvent souvent pas être renseignés par chaque personne.
 
Rendez-vous le 21 mars 14h chez ABC Editions, 6 rue du Majou à Gourdon, pour échanger nos réponses et compléter le questionnaire du groupe local de Gourdon ensemble. 
 

 

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APPEL :

Nous sommes aujourd'hui une vingtaine (au moins), orgas indépendantes et personnes à titre individuel, souhaitant inscrire la démarche des États généraux des Migrations dans le département où nous vivons et travaillons.
 

Logo EGM 46

 

Il s’agit pour nous de dresser le bilan des pratiques migratoires observées localement et établir de nouvelles perspectives en matière de politiques migratoires nationales et internationales, le tout à partir de ce que nous observons dans nos vies et celles de nos entourages :
– 1. constats objectifs des situations en place (recensement des situations concrètes) ;
– 2. problèmes liés aux investissements disproportionnés des pouvoirs publics et des particuliers ;
– 3. propositions de réponses (contre-propositions) pour satisfaire aux demandeurs et demandeuses d'asile, et pour mieux insérer dans nos territoires les personnes étrangères, leurs familles et les populations exclues de la société.
 

 

inclusion

À chaque rencontre, merci de répondre à la consultation en remplissant ce formulaire :

https://framaforms.org/consultation-etats-generaux-des-migrations-1513356634

 Consultation « États Généraux des Migrations »

Merci de saisir le fruit de vos réflexions dans ce formulaire, afin de permettre une agglutination de toutes les réponses issues du processus des États Généraux des Migrations. 

Haut du formulaire

État des lieux - notez 5 idées fortes maximum sur les éléments de contexte

Qui sont les personnes migrantes sur notre territoire ? Quels sont les principaux problèmes auxquels elles doivent faire face ? Quelle est notre situation au plan local, régional ? Quel est le positionnement des acteurs : des élus ? de la préfecture ? des collectivités territoriales, opérateurs et acteurs associatifs et collectifs citoyens. Quels impacts des politiques européennes sur notre territoire ? Y-a-t-il un CAO ou un CADA sur notre territoire et comment ça se passe ?

Dénoncer l'inacceptable – notez 10 éléments concrets maximum que l'on dénonce (politiques, décrets, pratiques informelles) et que l’on souhaite abolir – évitez les généralités, fournissez des faits précis – datés et chiffrés, le cas échéant)

Quelles sont les pratiques administratives vis-vis de ces personnes migrantes ? Encadrement d'État, répression et violences policières/judiciaires : ce qu’on ne peut plus tolérer. Pratique transfrontalières, arrestations, expulsions : quel écho dans notre région ? Les entraves à l’accès aux droits : santé, éducation, hébergement… Y-a-t-il des mineur.e.s isolé.e.s sur notre territoire et quelle est leur situation ?

Être force de propositions pour poser les fondements d'une politique alternative –  notez 10 propositions max. de politiques/pratiques alternatives qui contribueraient à une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux des personnes migrantes et contribueraient à une politique migratoire respectueuse des droits fondamentaux des personnes migrantes

Un accueil digne est possible. Partager les expériences réussies, s’inspirer des choses qui marchent, travail sur l’hospitalité et la solidarité. Avec quels nouveaux acteurs s’engager ? Rôle des villes qui sont en première ligne ? Exemples réussis de stratégies où l’État a été mis face à ces responsabilités et d’initiatives autonomes réussies. Comment se mobilisent les collectifs citoyens informels ? quelles sont leurs forces ?

Vivre ensemble, construction d’un autre discours - notez 5 propositions maximum pour la construction d’un contre-discours au tout sécuritaire et à la personne migrante comme bouc émissaire

Comment peut-on changer le regard sur les migrations ? Déconstruire les préjugés ? Quels éléments de langage, actions, mobilisations, permettent de mettre en avant la richesse de la rencontre, du vivre ensemble ?

Bas du formulaire

refugees-welcome 

 

À suivre : les États généraux des Migrations dans le Lot !
https://eg-migrations.org/
Message d'un des initiateurs du projet (présent lors des assemblées de juin et de novembre à Paris).
 
« Sans pour autant abandonner les attitudes « urgentistes », il devient intenable de continuer à ignorer qu'il nous faut avant tout et surtout ARRÊTER LE BRAS QUI FRAPPE !!!...
Les pouvoirs publics, ce sont eux qui maltraitent les étrangers, qui maltraitent de fait les personnels et, également, les bénévoles somméEs de les cautionner.
L'essoufflement des bonnes volontés est inévitable et prévisible. ChacunE ne peut donner que ce qu'il a alors que l'État, lui, peut tout, par ses moyens colossaux, ses medias, son administration, ses services, ses locaux...
Au CADA de Gourdon, les bâtiments loués par la fédération FJT sont sous amiante ! Le CADA qui s'ouvre à Souillac opère avec la plus grande opacité. Les demandeurs et demandeuses d'asile se trouvent partout ou bien expulsé.e.s hors de nos frontières ou bien exclu.e.s des bâtiments, sans aucune ressource ni travail... Leur situation reste invivable dans tous les cas.
L'honnêteté oblige à reconnaître que nous ne pouvons décidément pas accepter les solutions médianes, les moyens termes, les demi-mesures, la caution vigilante... même sous couvert que toutes ces stratégies seraient un moindre mal face aux principes de réalité, alors que toutes ces solutions restent inacceptables sur le plan humain, indignes, et qu'elles préparent les pires des solutions.
Pensons-y bien, car...
Nos meilleures dispositions peuvent s'avérer très vite insuffisantes, voire arrogantes ou méprisantes à la longue, même sous couvert d'aide, d'assistance, d'humanitaire ou de charité...
C'est d'efficacité réelle, pragmatique, face aux pouvoirs de décisions dont nous avons besoin  plus que jamais.
En finir avec la rancœur des postures “militantes”. Personne n'est guide du peuple, personne n'est commissaire du peuple, personne n'a de mandat impératif ou révocable pour représenter qui que ce soit, même pas les directions des syndicats, des partis ou des organisations.
Les États généraux sont un travail collectif. Pour touTEs.
Ce sont des moments de réflexions sur nos actions et nos pratiques, sur nos insatisfactions. Nous faisons partie des populations sensibilisées à la liberté de circulation et d'installation des personnes, sans aucune considération d'âge, d'origine ou de statut.
Nous sommes là, présents et présentes avec ces États généraux des Migrations, pour accéder à une vraie démocratie (“démocratie”, ce n'est pas une idéologie, mais bel et bien un fonctionnement : la parole donnée à toutes les personnes concernées pour décider les moyens du bien commun !).

Ne surtout pas oublier que les manipulations se font plus facilement sur les très grands nombres (les medias, la publicité, les normes sociales... dictent des soumissions à un ordre établi insupportable : il nous faut donc, en face, faire front en très très très grand nombre ; il nous faut être le plus nombreux que nous le pouvons, avec une parole multiple, oui, mais aux consensus forts. Qu'on en juge donc par ce qui s'est déjà accompli avec les premières réunions pour les États généraux des Migrations :
Textes de référence : https://eg-migrations.org/Textes-de-reference
Voilà.
Chaque voix compte.
Particuliers, collectifs, associations, organisations, travailleurs, bénévoles, étrangers, demandeurs d'asile...
Entre nous tous et toutes nous pouvons !...
Nous pouvons...
Imposer que les sommes astronomiques accordées à la répression administrative et à la police des frontières soient transférées à l'accueil public, à l'accompagnement médico-social et psy des intéresséEs, à la liberté de circulation et d'installation de toutes et tous sans considération d'origine, à la suppression des procédures Dublin, à l'octroi des visas à toute personne, même hors espace Schengen...
C'est possible à obtenir.
Pourvu que le plus grand nombre possible de participantEs rende légitime la démarche entreprise. »
 
Réunion le dimanche 11 mars 2018 à 17h
au 6 rue du Majou à Gourdon.

​pour compter les premières forces de propositions et poser les bases de notre fonctionnement ​
​devant les États généraux des Migrations.
Merci à vous.​

Sophie LL et Jean-Jacques M’µ
www.abceditions.net 

refugeewelcome

 

 

 

Appel contre le projet de loi asile/immigration

 

Mercredi 21 Février 2018, la loi Asile et Immigration sera présentée au Conseil des ministres.

 

Cette loi marque un tournant ultra-répressif de la politique migratoire. Si elle s'inscrit dans les politiques anti-migrants menées par l'Union européenne depuis 1992 (du traité de Maastricht à la création de l'agence FRONTEX), elle les devance par son caractère ultra répressif.

 

Voici quelques exemples de cette loi liberticide :

 

Ainsi l'article 5 de cette future loi abaisse le délai de 120 jours à 90 jours pour présenter une demande d'asile en procédure normale, permet à l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides) d'imposer la langue dans laquelle le demandeur d'asile sera entendu et pire encore, permet la convocation des migrantEs par tous moyens (téléphone, mail, texto).

 

L'article 8, en rendant non suspensif les recours devant la cour national du droit d'asile (CNDA) pour les personnes ressortissantes des pays sûrs, met en danger, par exemple, les migrantEs LGBTI originaire de ces pays. En effet, ceux ci pourront être expulsés vers des états menant des politiques LGBT-phobe (peine de mort, prison, torture ...).

 

L'article 6, en réduisant le délai de recours de 1 mois à 15 jours, va considérablement limiter l'accès aux droits des demandeurs d'asile.

 

L'article 16 prévoit d'aligner le régime de retenue administrative (16h) sur le régime de la garde à vue (24h). Cette augmentation du délai de rétention posera davantage de problèmes aux migrantEs malades et nécessitant de prendre un traitement. Il crée un délit de franchissement non autorisé des frontières de l'espace Schengen passible d'un an d'emprisonnement et de 3700€ d'amende.

 

L'article 13, relatif à la rétention administrative, a pour projet d'augmenter la durée maximal d'enfermement en centre de rétention pour passer de 45 jours a 135 jours.

 

>Parce que nous refusons le système de FRONTEX, EURODAC et Dublin.

 

>Parce que nous refusons les violences quotidiennes a l'encontre des migrantEs dans le calaisis, à Paris et dans le sud de la France.

 

>Parce que nous refusons la mise en concurrence des demandeurs d'asile et des sans papiers.

 

>Parce que nous refusons d'être les témoins passifs d'une politique gouvernementale attentatoire aux libertés des migrantEs.

 

Nous vous appelons à MANIFESTATIONS le 21 Février 2018.

partout où vous vous trouvez

Paris : place St-Michel à 18h30. Nous nous dirigerons ensuite vers l'Assemblée Nationale.

 

Premiers signataires : inFLEchir, RUSF Paris 8, collectif P’tit Dej’ à Flandres, RESOME, Quartiers Solidaires, United Migrants, association Autremonde, Bagagérue, Pride de Nuit, Espace de Luttes (la France insoumise), ACCEPTESS-T, Les Sœurs de La Perpétuelle Indulgence - couvent de Paname, collectif Quid’Autre, Le Mouvement Ecolo, Thot, Génération.s Immigration Île-de-France, AIDES, RUSF de l’EHESS - Collectisse des liens, Europe Écologie Les Verts, Collectif Les Méduses, Encrages, Le Vestiaire des Migrants, Femmes en Lutte 93, Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), OUTrans, association Polyvalence, collectif Quartier Libre, Solidaires, Sud Santé Sociaux, L’intersyndicale de la CNDA Syndicat indépendant du personnel du Conseil d'Etat et de la Cour Nationale du Droit d’Asile (SIPCE), FO et CGT, CSP75, Act-Up Paris, FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tout.es les Immigré.es), Collectif des Travailleurs.euses de l’Asile, FièrEs, section syndicale SMA-CFDT de France Terre d'Asile, section syndicale FO de France Terre d'Asile, L’Auberge des migrants, collectif ŒIL, FUMIGÈNE, RESF 75, Queer Week, Paris d’Exil, C’est Pas Mon Genre, NRJKIR Paris8, CLAQ (Comité de Lutte et d’Action Queer), ACTIT (Association Culturelle des Travailleurs Immigrés Turcs), le Paria, comite citoyen generation.s réfugiés droits de l’homme et palestine, ANT (Association Nationale Transgenre).

Si vous souhaitez signer l'appel, vous pouvez nous envoyer un mail à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou par message sur notre page Facebook. https://www.facebook.com/baam.asso/

Contact presse : Julian : 0658810321 ; Héloïse : 0626192090

 

chute de droits. 21 févr

 

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Stop répression

« Concertation asile-immigration », lettre ouverte au Premier ministre

Invités à une réunion de « concertation » alors que le texte de l’avant-projet de loi ne nous est toujours pas communiqué et que l’ordre du jour de cette réunion ne nous sera précisé qu’ultérieurement, il est déjà acquis qu’il ne pourra en aucune façon s’agir d’une véritable concertation, en dépit d’un affichage trompeur. Nous ne jugeons donc pas utile de répondre à votre invitation.
 

 

Paris, le 9 janvier 2018

Monsieur le Premier ministre,

Par un message du 6 janvier, vous avez invité le Gisti à une réunion de concertation sur la politique de l’asile et de l’immigration fixée au 11 janvier, précisant qu’il s’agissait d’une « deuxième réunion pour évoquer l’avant-projet de loi » et que l’ordre du jour détaillé nous en serait communiqué « ultérieurement ».

Nous tenons à vous faire connaître les raisons pour lesquelles il ne nous apparaît pas possible de répondre positivement à cette invitation.

Nous souhaitons d’abord vous rappeler que 470 associations, réseaux ou collectifs engagés dans la défense des droits des personnes migrantes lançaient le 20 juin 2017 un appel à un changement radical de politique migratoire en France [1]. Constatant que la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Europe et en France en particulier sont un échec effroyable, ces organisations vous appelaient, ainsi que le Président de la République, à convoquer d’urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu’émergent des politiques alternatives d’accueil et d’accès aux droits.

Sans égard pour ces recommandations, vous présentiez le 12 juillet 2017 un « plan migrants » – incluant un projet de loi, alors annoncé pour le mois de septembre 2017 – dont le Défenseur des droits lui-même devait relever, le 21 juillet, qu’il « s’inscrit dans la ligne des politiques successives qui dysfonctionnent depuis 30 ans ».

Constatant que cette annonce ignorait les propositions portées par celles et ceux qui œuvrent au plus près des personnes migrantes, ce sont alors près de 260 associations et collectifs de solidarité et de défense des droits humains qui, en réponse, décidaient de prendre elles-mêmes en charge l’organisation d’une large concertation citoyenne sur l’accueil et les droits des personnes migrantes en France [2]. Cette concertation a pris la forme d’États généraux des migrations, dont le processus a été lancé le 21 novembre 2017 [3].

De son côté, la Commission nationale consultative des Droits humains adoptait le 17 octobre 2017 une « déclaration alerte sur le traitement des personnes migrantes », publiée le 19 novembre 2017 au Journal officiel, aux termes de laquelle, « ayant pris connaissance par voie de presse de certaines dispositions du projet de loi intitulé « pour un droit d’asile garanti et une immigration maîtrisée » elle soulignait « l’urgente nécessité de construire une autre politique migratoire avec une dimension internationale et européenne », ajoutant que « cette refonte politique suppose une véritable concertation avec l’ensemble des acteurs (État, société civile, chercheurs, syndicats, etc.) ».

Pourtant, convié.e.s au cabinet du ministre de l’intérieur le 20 novembre 2017, les représentant.e.s du Gisti se voyaient présenter les premiers axes d’un futur projet de loi sur l’immigration et l’asile qui confirmaient les orientations annoncées le 12 juillet, à rebours de celles que nous défendons, avec tant d’autres. Au cours de cet entretien, aucun intérêt n’était manifesté par leurs interlocuteurs-interlocutrices ni pour les observations critiques suscitées par les mesures annoncées, ni pour le rappel de cette voie alternative.

C’est dans ce contexte que vous nous invitiez le 20 décembre à une première « réunion de concertation Asile immigration » fixée au lendemain même, augurant ainsi fort mal de la volonté de concertation affichée sur un avant-projet de loi dont le texte restait au surplus inconnu.

Nous sommes aujourd’hui contraint.e.s de constater que la deuxième réunion, fixée au 11 janvier, ne s’annonce pas sous de meilleurs auspices : le texte de l’avant-projet de loi ne nous est toujours pas communiqué et l’ordre du jour de cette réunion ne nous sera précisé qu’ultérieurement, de sorte qu’il est déjà acquis qu’il ne pourra en aucune façon s’agir d’une véritable concertation, en dépit d’un affichage trompeur.

Il nous faut relever en outre qu’une fois de plus seuls les sièges de quelques associations nationales sont pressentis pour être associés à cette concertation, laissant de côté les centaines d’associations locales, de collectifs, comités de soutien, réseaux qui partout en France se mobilisent et agissent au quotidien pour pallier les défaillances de l’État en matière d’accueil, manifestant ainsi leur hostilité aux politiques que votre gouvernement entend encore amplifier.

Mais le contexte de cette invitation ne se résume ni à votre désintérêt pour les recommandations de tant d’institutions de la République et de représentants de la société civile, ni aux conditions gravement dégradées de la « concertation » à laquelle vous nous conviez. Il est également marqué par la circulaire de votre ministre de l’intérieur du 12 décembre 2017, relative à l’examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence.

Vous avez pu prendre la mesure, Monsieur le Premier ministre, de l’émoi considérable soulevé par les instructions données dans cette circulaire, qui remettent en cause tant le principe d’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence que l’inviolabilité de domiciles relevant de lieux privés et la protection de données à caractère personnel.

À l’évidence, une concertation digne de ce nom ne pourrait être engagée que dans le climat apaisé qui résulterait de signes forts attestant de votre volonté que ces instructions restent sans suites et sans effets.

Faute d’avoir perçu le moindre écho, jusqu’à ce jour, d’une telle préoccupation de votre part et compte tenu de l’absence de perspectives d’une concertation loyale et approfondie sur un projet de loi dont il est déjà annoncé qu’il sera présenté et examiné dans des délais contraints, vous comprendrez que nous ne jugions pas utile de répondre à votre invitation. Vous comprendrez également que, compte tenu des enjeux qui s’attachent à un débat public sur ces questions, nous prenions la liberté de rendre cette réponse elle-même publique.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier ministre, à l’assurance de notre parfaite considération.

Vanina Rochiccioli, Présidente

[1Appel à un changement radical de politique migratoire en France

[2À rebours du Plan Migrants, la société civile se rassemble autour d’une Conférence nationale citoyenne sur la politique migratoire de la France

[3https://eg-migrations.org

*** Rencontrer le Gisti sur son site, Facebook, Twitter

https://blogs.mediapart.fr/association-gisti/blog/100118/concertation-asile-immigration-lettre-ouverte-au-premier-ministre

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 Adieu à Pierre Debauche

Pierre Debauche

En 1975, il dirigeait la Maison de la Culture en préfiguration de Nanterre où, d'origine ouvrière, j'étais étudiant stagiaire depuis l'université de Vincennes Paris-VIII sur le thème du non-public. Merci de tout ce qu'il nous a tant donné. JJM’U

http://www.theatredujour.com/

 

 « Du haut de sa puissante modestie, il toise ces deux hommes qui l’ont invité et qui ostensiblement feuillettent, vautrés sur scène, notes, fiches (les fameuses fiches de Jean Lebrun), cahiers, programmes pour bien signifier leur mépris à cet homme intègre. Car, au fond, Pierre débauche montre à toute la profession “en poste” ce qu’elle aurait pu être, si elle avait tenu les engagements forgés par le Conseil national de la Résistance.
Au fond, 50 ans après (un peu moins en fait, cette conférence ayant quelques années), c’est l'oraison funèbre des journées de Villeurbanne qu’il énonce.
Si on le suit, tout reste à faire. » (Bruno Boussagol)

 

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Action collective

Journée internationale des migrant⋅e⋅s
Liberté pour tou⋅te⋅s et solidarité avec les migrant⋅e⋅s : ouvrez les frontières !

Samedi 16 décembre, 14H : tou⋅te⋅s à la gare SNCF de Menton-Garavan

Menton Migrants

Photo : Jean-Christophe MAGNENET / AFP (image d'illustration)

 

En prélude à la journée internationale des migrants, retrouvons-nous samedi 16 décembre [2017] à Menton :

  • pour célébrer la journée internationale des migrant-e-s et donner de la visibilité à toutes les initiatives qui seront prises dans ce cadre ;
  • parce que cette frontière est devenue un des symboles de l’inhumanité des politiques migratoires de l’État français, de l’Union européenne, et du développement de l’État policier ;
  • parce qu’aux morts dues à la fermeture des frontières s’ajoutent la multiplication des mesures d’enfermement et d’expulsion, les milliers de migrant-e-s à la rue, y compris des enfants et des jeunes isolé-e-s, le harcèlement policier et la chasse aux sans-papiers ;
  • parce que le gouvernement français, au travers de l’inscription des mesures d’urgence dans le droit commun, contredit encore plus le droit d’asile, et que ce même gouvernement prépare une nouvelle loi durcissant encore sa politique migratoire dans un sens liberticide ;
  • parce que cette région est devenue le symbole des solidarités qui existent sur tout le territoire avec les migrant-e-s, et qu’elle est aussi devenue, après Calais, le symbole de la répression contre ce mouvement et les personnes solidaires ;
  • pour dire « ça suffit ! », pour mettre fin à l’acharnement contre les migrant-e-s et aux discours et politiques racistes et sécuritaires qui gangrènent toute notre société.

 

Nous manifesterons pour :

    • l’accueil des migrant-e-s
    • la liberté de circulation et de résidence (art. 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen)
    • la régularisation des sans-papiers
    • l’abrogation des accords de Dublin
    • la solidarité et l’égalité des droits pour tout-e-s
    • l’abrogation de tout « délit de solidarité » (sic), et l’abandon de toutes les poursuites contre les citoyen-ne-s solidaires.


À l’appel de « Solidarité migrants-collectif 06 » :  
Alternatives et Autogestion 06, Artisans du monde 06, Attac 06, Cimade 06, Citoyens solidaires 06, Coordination Réfugiés-migrants 06 de la France insoumise, Défends ta citoyenneté, Emmaüs Côte d’Azur, Ensemble ! 06, FSU 06, LDH Comité régional PACA, LDH Nice, Médecins du Monde, MRAP 06, NPA06, Parti de Gauche 06, RESF 06, Roya citoyenne, Solidaires étudiants, Sud Santé sociaux, Union syndicale Solidaires…

Signataires d’ici :
ADN (Association pour la Démocratie à Nice), CGT Cheminots de Nice, CGT UD 06, Habitat et Citoyenneté, Librairie « Mots du monde » (Nice), PCF 06, Tous citoyens !.

et d’ailleurs :
ACORT (Assemblée citoyenne des Originaires de Turquie), AHSETI (ASTI du Havre), Association de soutien pour Jean-Luc Munro & son Vélo, Cercle Louis Guilloux , CIIP (Centre d’Information InterPeuples), CISPM (Coalition Internationale des Sans-Papiers et des Migrants), Collectif 38 de solidarité avec les étrangers et les migrants (Resf, Rusf, Solidaires 38, CGT 38, La patate chaude, PC, NPA), Cimade 05, CRLDHT (Comité pour le Respect des Liberté et des Droits de l’Homme en Tunisie), CSP 75 (Coordination Sans-Papiers 75), Collectif "D’ailleurs Nous Sommes d’Ici" 67, Collectif Justice et Libertés (67), « D’ailleurs nous sommes d’ici » Bas-Rhin, Droits devant, EELV, Ensemble, FASTI, Front social, FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives), FTDES (Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux), Gisti, Harissa Sauce blanche Montreuil, LDH 38, Les Ami.e.s de la Roya citoyenne, MRAP, PCF, SAF (Syndicat des Avocats de France), RESF, Tous migrants (Briançonnais), UJFP (Union Juive Française pour la Paix), UTAC France (Union des Tunisiens pour une Action Citoyenne).

 

 

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 Un lion au plafond de la 17e Chambre

Comment l’Impossible Procès est devenu Possible

Le Procès que tous jugeaient Impossible, a eu lieu au Palais de Justice, le jeudi 12 septembre 2017, devant la 17e chambre de Paris, spécialisée en droit de la presse.

Vers midi : Prélude et prise de contacts. Deux banderoles déployées devant le Palais :

– l’une : "Liberté d’expression, on ne nous fera pas taire, le nucléaire tue"

– et l’autre déployée par Chantal pour la FAN et la CANO : "Etat + Areva = Mafia".

Après une longue patience, nos amis sont entendus.

-- La liberté surveillée des blogueurs

Jean Revest (quel que soit son état civil pour la police) est accusé d’avoir écrit un article qui nommait Areva : " Le géant de la mort nucléaire".

Jean-Jacques Mu, blogueur sur Médiapart est accusé d’avoir repris l’article et l’appellation infamante : en fait, dès qu’il a pris connaissance de la plainte, il a retiré les expressions incriminées mais il a laissé  le lien vers l’original, toujours visible sur le site de la CAN-SE.

NB : il semble bien que la jurisprudence exclut les liens hypertexte de la responsabilité des blogueurs. On peut faire une citation pour alimenter la réflexion, sans être accusé d’y adhérer point par point. Bon à savoir.

-- D’impossible à possible

Revenons au titre de ce texte, allusion à la pièce de la Compagnie Brut de Béton : « l’Impossible Procès » qu’est-ce qui a rendu POSSIBLE ce qui se déroule sous nos yeux ??

Il était jusqu’ici impensable que la justice convoque le lobby, pieuvre aux bras trop longs - la pièce l’imagine dans un contexte de post-catastrophe – mais Areva – par inconscience ou arrogance sans limite – ose prendre les devants : c’est le coupable qui se retourne contre ses victimes non consentantes ! D’autant plus étrange que l’article incriminé ne vise pas directement le géant intouchable, mais les élus d’EELV qui ont trahi leurs électeurs en allant faire leurs besoins juste au moment où les conseillers UMP et socialistes d’Avignon acceptaient l’offre de mécénat d’Areva. Si on ne peut pas interroger des élus sur leur mandat, où va-t-on ? Voilà Areva prise au piège de sa défense d’un honneur depuis longtemps perdu.

-- L’honneur des militants

JJ Mu n’a pas de problème d’honneur : il déroule avec simplicité son parcours courageux, de jeune apprenti à éditeur engagé. Sur le site de la Can-SE, une amie de Jean regrette que ce dernier n’en ait pas fait autant. Ce faisant, elle sous-entend qu’il est l’unique auteur de l’article original. Or le choix de Jean c’est de dire que la responsabilité est collective.  Et cela sans se défiler : les deux positions, celle qui assume et celle qui attribue au groupe la paternité collective des documents, sont également belles, fortes et légitimes.

Toujours est-il qu’à ce stade, JJ Mu est passé d’accusé à ACCUSATEUR. Et il marque des points : Areva géant de la mort nucléaire ? Mais bien sûr ! Il arrive souvent que des magistrats, devant une conduite à risques, par exemple, un excès de vitesse, recourent au concept de conduite "criminogène". La conduite d’Areva EST criminogène. Si le langage est fougueux c’est  que la radioactivité a été multipliée par 2 : l’intelligence collective doit s’opposer à ces coups répétés contre la vie..

-- Hommage à la culture

JJ Mu cite comme témoin Bruno Boussagol, le metteur en scène et acteur de « L’Iimpossible Procès ». Là encore, joli basculement d’"impossible" à "possible ". Celui qui, au théâtre, incarnait l’arrogance inébranlable du lobby, prêt à défier Dieu, dénonce ici les "violences d’État" contre lesquelles il n’y a pas d’autres recours que l’indignation. Un des comédiens de la troupe (J-Louis Debard) a prêté sa plume au texte édité par J-J Mu chez ABC’éditions. Areva n’avait alors rien trouvé à redire, peut-être considérait-elle que la culture c’est un truc, juste bon pour les marginaux. Et elle n’a pas tout à fait tort !

Auparavant, Bruno, en précurseur, avait mis en scène la Supplication de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de Littérature en 2014. La Présidente rend hommage à sa clairvoyance d’ « homme de culture». Oui : la force poétique, c’est notre arme ! La plus efficace qui soit !

-- L"éthique" d’Areva

Bruno avait campé un portrait transposé, effrayant et ressemblant de l’outrecuidant lobby. Ici le dit lobby a pensé jouer finement en se faisant représenter par une jeune avocate à la crinière électrique, à l’allure non conformiste. Elle affirme sans vergogne qu’Areva est ouverte à la critique puisqu’elle organise conférences et débats. La responsabilité de tuer et de contaminer ? - "c’est un parfait mensonge". Le MOX n’a RIEN d’ILLÉGAL et ce n’est pas le MOX qui est responsable de l’explosion de Fukushima. Areva a rédigé un CODE ÉTHIQUE, comprenant les BONNES PRATIQUES auxquelles elle soumet ses partenaires. Le menteur appelle "mensonge" le dévoilement de ses turpitudes, l’escroc dissimule  ses contaminations en appelant ses victimes à l’éthique et à la « responsabilité » ! Les inculpés voudraient faire le procès du nucléaire, "mais ce n’est pas le lieu". Ah bon ? Où est donc ce lieu où Areva répondra enfin de ses aberrations ?

-- Madame la Procureure

La dame qui se dresse à la gauche de la Présidente, commence sur un registre très bureaucratique, enfonçant ce qui m’apparaît comme des portes ouvertes mais, par un glissement imperceptible, les évidences se nuancent.

À un moment, il n’y a plus de doute possible, je dois en croire mes oreilles : 
« Cet article éveille les consciences sur des risques aux conséquences dramatiques. »
La dame a été sensible à l’argument "excès de vitesse" de JJ Mu :
« Areva participe au développement du nucléaire en France et dans le monde, Areva a conscience de la dangerosité du Mox, elle n’a pas l’intention de tuer, mais sa participation au développement du nucléaire EST CRIMINOGÈNE. Tous les maillons sont solidaires : chaque maillon est responsable de TOUTE la CHAÎNE. Ne pas avoir d’intention criminelle n’est pas une excuse suffisante ».
Exit donc la présomption d’innocence d’Areva.

18h passées, je pars : ai-je raté d’autres coups de théâtre ?

-- Jugement mis en délibéré au 11 octobre

Le10 octobre à 9h, un autre procès deviendra possible au Tribunal de Grande Instance. ASN, EDF et AREVA sont accusés par l’Observatoire du nucléaire de faux et de mise en danger.

Le lobby dont l’État Français est partie prenante, s’est doté d’une instance, l’ASN, garante du bon fonctionnement de la chaîne. Or cette « justice » interne a déjà fait la preuve de sa complicité. La concentration anormale de carbone dans l’acier était connue depuis longtemps et couverte par de faux certificats mais l’ASN ne l’a reconnue que récemment. Contre toute prudence, c’est pourtant son avis qui permettrait la mise en service de la cuve de l’EPR reconnue défectueuse.

Les antinucléaires et en particulier le collectif ADN (Arrêt du nucléaire) en appellent à une plus haute justice.

Françoise Chanial

21 septembre 2017

 Autres articles rendant compte de l'audience :
avec interview de l'avocat Antoine Comte : Sabrina Kassa dans Médiapart du 15 septembre 2017
(https://www.mediapart.fr/journal/france/150917/un-blogueur-au-tribunal-la-strategie-d-areva-consiste-faire-taire-les-gens-qui-la-critiquent)
avec analyse politique : La CAN-SE (http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/14/Proc%C3%A8s-d-Areva-contre-la-CAN-SE-%3A-jugement-mis-en-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-au-11-octobre)

 

 

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JJ sauveur

 

Le 12 septembre 2017 devant la 17e Chambre correctionnelle du TGI de Paris se tiendra le procès en diffamation qu'AREVA intente à Jean Revest, l'administrateur du site antinucléaire CAN-SE, et à JJMU, le blogueur qui avait relayé sur Mediapart un de ses articles le 31 juillet 2014.

Les multinationales utilisent des officines d'avocats pour faire systématiquement la chasse aux critiques dérangeantes, pour intimider, pour (im)pressionner et pour décourager les mobilisations publiques. Ces procès bâillons accaparent les tribunaux et attaquent la vigilance des citoyens.

Jean Revest et JJMU sont deux retraités de 65 ans chacun.

AREVA est une multinationale au capital d'1 milliard et demi d'euros (1 500 000 000 €), quand, en face, JJMU est imposé pour un revenu annuel de 22 mille euros (22 505 €), soit 65 000 fois moins qu'AREVA.

AREVA a porté plainte le 4 août 2014 (225e anniversaire de l'abolition des privilèges) en se constituant partie civile par une consignation au TGI de 2 000 € (soit 1/700 000 de sa richesse). Avec ce même rapport d'1/700 000, JJMU n'aurait-il donc eu à payer que 0,03 € (3 centimes d'euro) pour se constituer partie civile ?... Sous la contrainte des lois en vigueur, la considératon et l'honneur des puissants ne s'imposent contre les plus modestes citoyens que par l'utilisation abusive des tribunaux.

Et voilà l'enjeu réel de ce procès : la force publique protègera-t-elle les plus faibles contre les plus puissants ? L'équation est simple : moins la justice défend les faibles, et plus le régime est autoritaire.Nous le savons. Alors ?...

Le procès du 12 septembre 2017 contre les blogueurs antinucléaires donnera au tribunal l'occasion de mesurer d'un peu plus près la notion de démocratie à l'aune de la justice.

Si vous voulez soutenir et aider JJMU, fondateur et animateur de notre maison d'édition associative, vous pouvez faire un don, ce qui lui permettra de continuer le travail de publication :

Merci à vous !

 

 

APPEL « MIGRANTS » DU 15 JUIN 2017

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Le ministre de l’Intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu’y manque l’engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l’encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n’a été prononcé pour annoncer la fin de l’intimidation à l’égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s’efforcent d’assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu’il faut d’urgence mettre en œuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

– Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d’abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l’aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l’exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants.

– Ensuite parce que « tarir les flux d’arrivées », selon les mots mêmes du Ministre, relève de l’illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d’Europe, des centaines de millions d’euros gaspillés tous les ans, d’insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l’autre et le repli sur soi.

 

Nous, membres d’associations nationales, collectifs de migrants ou citoyens réunis dans des initiatives locales de solidarité avec eux, composons une grande partie de la « société civile » organisée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manquements, l’aveuglement et l’inhumanité des politiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s’engager, dans leurs quartiers ou dans leurs villages, pour témoigner de l’humanité la plus élémentaire : offrir réconfort et dignité à des personnes accablées par des parcours de souffrance et de danger, voyant leurs droits fondamentaux tout simplement niés par les autorités de l’État.

Face à ce qui constitue un véritable « état d’urgence », nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? Les droits fondamentaux que nous aspirons à voir respectés à travers le monde sont-ils compatibles avec la détention de milliers de personnes qui ont pour seul tort d’avoir cherché à survivre et bâtir un avenir meilleur ?

Nous qui construisons chaque jour une France solidaire et accueillante, nous appelons donc le Président de la République et le Premier Ministre à convoquer d’urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu’émergent des politiques alternatives d’accueil et d’accès aux droits empreintes de solidarité et d’humanité.

Le 15 Juin 2017

(Illustration site CC akahawkeyefan)

L’appel demeure ouvert à signature des organisations et collectifs, à l’adresse Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Consulter la liste complète des signataires ici

- Toutes les initiatives citoyennes en solidarité avec les réfugiés : une carte recense plus de 1000 initiatives citoyennes de solidarité avec les migrants

 

Dernières nouvelles (22 juin 2017) :

 Le cabinet du Président de la République a proposé de recevoir une délégation de signataires de l'Appel. La date reste à fixer. Ses initiateurs proposent que la délégation se compose des premiers signataires et d'acteurs locaux de solidarité avec les migrants. La délégation abordera uniquement les questions soulevées dans l'Appel inter-associatif, à savoir :

– l'arrêt des violences à l'encontre des migrants,

– l'arrêt des intimidations à l'égard des bénévoles ou militants locaux, et donc du délit de solidarité,

et

– la demande d'organisation d'une conférence nationale avec tous les acteurs, locaux et nationaux, afin de définir collectivement les conditions d'une politique d'accueil digne des migrants en France.

 

Position d'ABC’éditions :

1. CONSTAT :
Il est évident que ces manœuvres dilatoires de l'Élysée ne servent qu'à mettre en position d'attente toutes les oppositions qui voudraient pouvoir s'exprimer. C'est une stratégie de pourrissement de l'action, d'étouffement des paroles contraires. Car il n'y a rien de bon, mais alors rien du tout dans ce qui ressort de ce qui est appelé « entretien » (sic). Le compte rendu ne rend ici que des comptes non rendus, précisément, par le représentant de l'État qui ne nous renvoie jamais que vers son programme de candidature à la présidence.

2. PROBLÈME :
Nous nous rendrions caution complice de cette atteinte aux droits humains institutionnalisée si nous acceptions à notre tour de se payer des seuls mots des représentants de l'État dont on voit bien qu'ils continuent leurs sales manœuvres de refus des exilés.

3. PROPOSITION :
1. Lancer au plus tôt – dès juillet – une journée d'action, d'information et de sensibilisation, partout en fRance, devant les préfectures, les sous-préfectures et les mairies, pour revendiquer clairement une véritable politique d'accueil.
2. Journée à renouveler sans relâche chaque mois avec nos revendications clairement exprimées, conférences de presse, contacts directs avec les syndicats, les associations, les partis, les cercles d'action et de pensée conscients de la situation d'atteinte aux droits humains.

Jean-Jacques M’µ

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 Délit de solidarité


à Monsieur le Président,

Sur la solidarité avec les migrants (+ les roms, les SDF, les mal-logés et les déshérités),

Passeur de vie et d'humanité, je revendique le droit (ou le tort, ou le direct du gauche) de la SOLIDARITÉ avec chaque excluE de nos sociétés. Hier aussi, les semaines dernières, les mois précédents et les années d'avant également, j'ai pu participer à des mouvements et des actions de SOLIDARITÉ. Et demain encore je le referai. Je ne suis pas la seule personne, je ne suis pas le seul responsable d'association à revendiquer de pareilles actions en conformité avec l'humanité. Et, anonymes ou pas, déclarées ou non, nous sommes des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers, des millions de personnes à ouvrir nos bras, nos cœurs et nos portes aux personnes en détresse, nous sommes des millions à refuser la politique du pire de vos institutions, à refuser qu'un délit contre lequel nous nous sommes très justement et très légitimement battu sous la droite nous soit reproché par des élus et des personnels qui n'ont plus rien à voir avec la gauche historique de Jean Jaurès.

Je refuse de refuser toute aide à notre prochain.
La solidarité n'est pas un délit, c'est un devoir. L'assistance à personne en danger est un devoir, pas un crime, vous le savez. Faites donc appliquer le droit, ne pénalisez pas, ne culpabilisez pas, ne condamnez pas ce qui n'est qu'humanité, droit et justice.

La devise Liberté, Égalité et Fraternité dont les pratiques ont été effacées sous (et par) votre administration est une devise qui entre en résistance avec tous les peuples du monde contre les contrôles douaniers, les surveillances policières et les pseudo-justices qui se révèlent de fait réellement partiales et totalitaires, iniques et inégalitaires.
Je refuse la pleutre mesquinerie de tous ces agents employés par l’État qui, au nom de règlements hors-sol, laissent en même temps effectivement libres d'agir tous les passeurs proxénètes et trafiquants qui ne sont jamais inquiétés, eux, quand ils abusent pourtant sous nos yeux des misérables venant chercher refuge chez nous.
Est-ce la peur – par ailleurs purement fantasmatique – d'invasions étrangères qui motive vos conseillers ?
Est-ce la parole néofachiste libérée et jamais poursuivie que vous voulez encourager en décourageant les solidarités populaires ?
Est-ce la confusion entre les populations fuyant les guerres et les auteurs d'attentats, lesquels relèvent des crimes contre l'humanité, que vous voulez entretenir, ce faisant ?... sans jamais permettre d'information ni de pédagogie devant les populations, les lecteurs, les auditeurs, les travailleurs, les familles, les patrons, les propriétaires, les établissements scolaires pour expliquer, comprendre, identifier et poursuivre les réels coupables, coupables qui relèvent d'abord, vous savez bien, du commerce des armes dont notre pays est l’un des plus actifs (p)artisans.
Ignorez-vous toutes les données économiques et sociales prouvant que l'accueil et l'accompagnement des exilés coûtent beaucoup moins cher aux deniers publics que le harcèlement, les persécutions et la répression des démuniEs par nos polices, nos douanes, nos tribunaux, nos centres de rétention... ?

Nul être n'est irrégulier.

Les articles 9, 13, 20 de la Déclaration universelle des Droits humains de 1948 préconisent une liberté totale et inconditionnelle de circulation et d'installation pour toute personne dans le monde. Cette Déclaration a été signée sous notre Constitution, et il y a aujourd'hui d'autant plus urgence à l'appliquer que l'urgence concerne essentiellement les risques de mort ou de graves dangers traumatiques, notamment pour les personnes mineures isolées.
Est-ce la couleur de la peau de ce prochain secouru qui ne convient pas à votre sens de la solidarité ?
Si, à nos frontières, c'étaient des petites blondes aux yeux bleus qui crevaient de froid, de faim et de peur, tout le monde les accueillerait, étrangères ou pas. Et vous donneriez ordre de ne pas poursuivre, n'est-ce pas ? Peut-être même – qui sait ? – auriez-vous l'honnêteté intellectuelle, voire le courage, de reconnaître et favoriser les moyens d'améliorer la loi, la trouvant trop injuste et insuffisante au secours des plus fragiles manquant de ressources linguistiques, financières et physiques pour tenir en vie de manière digne et sûre.
Qui sait.
Alors oui, pour moi, comme pour nombre d'entre nous, très nombreux, pas plus que la religion, la couleur de la peau ne constituera jamais jamais jamais un obstacle, ni aux droits humains ni aux devoirs de fraternité. Droits et devoirs trop salis et dégradés par ceux qui osent indûment parler d'assistanat !

Alors Monsieur le Président,
laissez donc en paix Cédric Herrou, et tous les autres poursuivis pour avoir aidé leurs prochains.
Ou alors venez m'arrêter aussi.

Je vous adresse ce message par courrier papier, avec un premier jet sur la boîte prévue à cet effet, au lien suivant, http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/
et j'espère que beaucoup d'amiEs et d'amiEs d'amiEs et enfin tout un tas de gens que je ne connais pas, mais qui partagent ces valeurs, celle d'une République fraternelle, le reprendront à leur compte et à leur nom.

Jean-Jacques M’µ
le vendredi 6 janvier 2017

J'invite également chacunE à signer et à diffuser amplement la pétition d'Amnesty International sur ce concept aussi fallacieux qu'officieux de « DÉLIT DE SOLIDARITÉ » (sic !)

solidarité

 

 

 

 

 

 

ABC’éditions soutient immédiatement, entièrement et sans réserve, toutes les revendications des demandeurs d'asile où qu'ils se trouvent sur le territoire national, en Europe et partout ailleurs dans le monde, et demande à chacun de marquer tout le soutien possible à leur accueil dans des conditions dignes :
– communiqués de soutiens aux demandeurs,
– communiqués de protestations aux préfectures,
– propositions directes d'aides logistiques, humanitaire, médicale et juridique,
– organisation de centres d'accueil autonomes dans des conditions décentes...

Ci-dessous le communiqué des demandeurs d'asile :

Rassemblements convergents

Communiqué des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad 30 octobre 2016

Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère.
Nous sommes réfugiés sur les terres françaises à Paris.

Nous demandons :

Le respect de nos droits en tant qu’êtres humains,

Les garanties des droits suivants : un logement pérenne avec l’ensemble des services correspondant et conformes à nos droits notamment administratifs, sociaux, médicaux et l’apprentissage du français,

Pour ceux qui ont déjà déposé une demande d’asile : la continuité de la procédure d’un lieu à un autre et la non-application de la procédure Dublin,

La prise en charge des droits de tous sans exception, de logement et des papiers,

De ne pas nous expédier dans les prisons* de force,

La non-expulsion des migrants en dehors des terres françaises

Rabita des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad
30 octobre 2016

*NdT : prisons pour étrangers = centres de rétention

 

 

 

Couverture Éclipses

OURANOS ou les trois fonctions de la religion dans l’État, de Jean Monod, collection Éclipses

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 Abcéditions Ah Bienvenus Clandestins

Critique de Tieri Briet, revue Ballast, n°5, décembre 2015
Ouranos ou les trois fonctions de la religion dans l’État, de Jean Monod

Si elle prend forme dans l’anthropologie des années 1970, la pensée de Jean Monod est aujourd’hui aux antipodes d’une réflexion qui se laisserait cantonner aux cloisonnements d’un genre universitaire. En lisant le présent livre, on se rend compte assez vite qu’on embarque dans le sillage d’une pensée au long cours, aussi rigoureuse qu’élargie, comme si le travail de la pensée consistait avant tout à interroger des connaissances laissées à l’abandon. Si Jean Monod se livre à une analyse de l’État, des idées et des mythes qui servent à en masquer les points aveugles et, plus encore, les tromperies conçues pour en masquer la violence, il a le courage d’élargir au maximum le spectre des connaissances historiques et d’affronter, sur quatre millénaires, le foisonnement des peuples et civilisations. Son analyse de l’État s’appuie donc autant sur l’histoire des Iroquois que des pharaons d’Égypte, des peuples sémites que des Sumériens qui développèrent ensemble la « civilisation étatique », 2 300 ans avant Jésus-Christ. Pourtant, le travail théorique reste clair, porté par une langue rigoureuse et belle, avançant par « éclats ». Les formes historiques prises par les États grecs et romains sont analysées parmi beaucoup d’autres pour mieux révéler ce mythe contemporain qu’est la démocratie : « Notre nouvelle "Mère à tous", la République, aurait restauré l’ancienne démocratie. » À partir de là, « voter est moins un acte démocratique qu’un rite de désistement sacrificiel », et « la croyance dans l’État protecteur est un fait de dévotion ». Autant de postulats inattendus ou même inédits qui ébranlent, à force de logique et de cohérence, cette part de croyance qu’on peut encore avoir pour le fait politique. Et un travail d’autant plus salutaire à l’heure où surgissent, en France comme en Europe, tant d’appels à sauver des Républiques qui seraient menacées. [T.B.]

Collection Éclipses, ABC’Éditions Ah Bienvenus Clandestins !, 2015

 

 

Kacalou 15 octobre 2015 OURANOS

« Chacun sait à quoi sert la guerre. La religion sert à lui donner un sens qu’elle n’a pas »

(Jean Monod)

 en une phrase Jean Monod Ouranos
 https://www.facebook.com/jean.monod.5

 « Quelle est la place de la religion dans un État sans religion? Est-ce que ce n'est pas l’État lui-même qui devient une religion... inconsciente ? »

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Sous la direction de l’anthropologue Jean Monod

lancement d’ÉCLIPSES, la nouvelle collection d’ABC’éditions

dimanche 27-lundi 28 septembre 2015 date de  l’éclipse de lune
à la librairie Éphémère 6, rue du Majou Gourdon (46300)

Commander l’ouvrage :
Nos conditions de vente
Par chèque à l'ordre d'ABC’éditions
162, rue Saint-Maur 75011 Paris
ou
6, rue du Majou 46300 Gourdon



ANNONCE

Il s'appelle OURANOS,  il est le CIEL ÉTOILÉ des mythes grecs
Né, d’après Hésiode, d’un rêve de GAIA, la Terre-Mère
...
Signe particulier :
enterre ses enfants à leur naissance.
Sera détrôné par son dernier fils, CRONOS, qui le castrera.

Ce livre est l’abrégé d’une matière immense : celle qui s’ouvre sur le champ d’une véritable anthropologie politique libérée de la philosophie occidentale qu’entrave le culte inconscient de l’État

Citation

« Le choix de l'État est l'inconscient de ceux qui se soumettent. »

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Premier titre de la collection ÉCLIPSES :

OURANOS, ou les trois fonctions de la religion dans l’État

Une nouvelle façon de raconter l’autre histoire : celle qui commence au IVe millénaire avec la destruction des communautés traditionnelles par des bandes armées constituées en États grâce à leurs pillages : depuis la gestion des populations soumises promues au rang de citoyens de seconde zone jusqu’à la dissolution du sens de la citoyenneté à travers les artifices de la politique qui va peu à peu absorber ceux de la religion pour créer l’illusion de la liberté dans un mode de vie consommatoire.

   Après Du pillage au don, co-écrit avec Diane Baratier, Jean Monod poursuit sa relecture des mythes de l’histoire, d’Hésiode à Clastres en passant par Thucydide, Tite-Live, Machiavel, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Marx et les Iroquois...

 

 Couverture Éclipses

Jean Monod : OURANOS, ou les trois fonctions de la religion dans l’État

 160 pages, format A5 (21 X 14,8)
ISBN : 978-2-919539-08-6
12,50€

Commander l’ouvrage :
Nos conditions de vente
chèque à l'ordre d'ABC’éditions
162, rue Saint-Maur 75011 Paris
ou
6, rue du Majou 46300 Gourdon

 

Illustration de Muriel Dumoulin : Gaia II (www.muriel-dumoulin.com)

 Gaia II

Paru le dimanche 27 septembre 2015 à l’Éphémère
ABC’éditions
6, rue du Majou 46300 Gourdon (46300)

Prochaine étape :

CRONOS, de l’âge d’or au totalitarisme.

Le livre sera proposé à la vente dans la librairie éphémère
6, rue du Majou, à Gourdon (46300)

dimanche 27 septembre 2015 dès 15h
avec présence de l’auteur, Jean Monod, pour signature
On peut le commander pour le recevoir
Expédition en métropole contre chèque de 15 € (12,50 € + 2,50 € de frais d'envoi postal)
à l’ordre d’ABC’éditions

 

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FRANCKUSCHIMA par Géraud Bournet, auteur-illustrateur

FRANCKUSHIMA - Une démarche documentaire indépendante

Affiche squelette fluo light

Des signes avant-coureurs de la catastrophe spectaculaire de Fukushima aux courses sans signes reçus d’une catastrophe diffuse en France : le capitalisme fait ses expériences, son laboratoire est le monde !

Affiche enfants dosimetres light

SOCIÉTÉS NUCLÉAIRES, SOCIÉTÉS POLICIÈRES : enquêtes, interviews, documents inédits, expériences significatives, le jeune Géraud Bournet poursuit au bout de son crayon à dessin les recoins cachés des propagandes énergétiques distillées auprès de la population. Il sait surtout relever les imperceptibles marques d’héroïsme profondément ancrées dans l’humanité de tous ceux qui, anonymes ou sous le feu de l’actualité, osent tenir tête à une fausse fatalité fabriquée de toute pièce par la technocratie. Avec ses personnages et les auteurs dont il illustre la parole, ce jeune talent participe d’un mouvement de fond qui nous est essentiel pour résister et préserver la vie et les générations futures des méfaits de l’ère atomique.

À l’occasion des cinq journées contre le nucléaire du 11 au 15 mars
à La Maison de l’Arbre, métro Croix de Chavaux, 7-9 rue François Debergue à Montreuil

Nous avons présenté FRANCKUSCHIMA, livre illustré de Géraud Bournet, à paraître pour les 5 ans de Fukushima, le 11 mars 2016, sous un format propice à une lecture de large diffusion, claire et soignée, pédagogique et approfondie, objective et critique, érudite et pratique.

Merci à vous, merci à lui.

Jean-Jacques M’µ

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7 publications dABCéditions

Ce qui transporte dans un livre c’est en grande partie ce que la parole d’autres a pu et a su libérer en nous. Et de nous. Pour sortir des sidérations respectives où nous nous retrouvons tous isolés, la survie dépend alors de l’alliance des lectures où chacun tour à tour et à sa façon rencontre les artistes indignés laborieux creatifs écologues poètes aventuriers que nous sommes déjà un peu... et même un peu plus que ça, et puis aussi tout-à-fait autrement.

Notre premier ouvrage LA FORCE DES GUEUX, de la Compagnie NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir) paru en janvier 2011, est actuellement épuisé, nous en préparons une réédition relue et améliorée.

Notre prochain livre, (art) d'une nouvelle collection entre parenthèses au format 10 X 16 que nous lançons en ce tournant d'année sera une surprise pour annoncer une suite sur des thèmes autrement porteurs dans ces sociétés où nous vivons et que s'efforcent de mettre en crise les mâles dominateurs made in CaC40 : (révoltes), (soif), (travail), (sauvage), (antiféminicide), etc.

Titres disponibles à la commande. Vous pouvez vous reporter à chaque page concernée, ou bien en bas de cette page (voir Panier). N'hésitez pas à nous contacter (lien ici)

– Perséphone captive d’Hadès – Feux,

de Marlene Feeley

recueil poétique bilingue traduit du castillan (Chili) par Stéphanie-Alice Sepschatski.

Avril 2015

Dewey : A861 [Œuvre] Poésie de langue espagnole (Amérique latine)

Poésie engagée

ISBN :978-2-919539-01-7

96 pages – 63 gr

12 €


Fuegos - Couverture

 

 

 

Pienso, luego estorbo.../ Je pense, donc je gêne..., poèmes choisis de Silvia Cuevas-Morales, traduits du castillan par Leticia Cola et Alexandra Freyre-Neyroud

recueil poétique bilingue 

Collection SPECT’AUTEURS – les voies du dire

8 mars 2014

Dewey : A861 [Œuvre] Poésie de langue espagnole (Amérique latine)

Poésie engagée

ISBN : 978-2-919539-16-1

126 pages – 181 gr

12 €

7. Couverture de PIENSO

 

L'impossible procès, volume 1, la pièce, de la compagnie théâtrale Brut de Béton Production

minutes établies par Jean-Louis Debard ; préface de Bruno Boussagol, postface d’Olivier Florent, dossier Sortir du Nucléaire.

Collection SPECT’ACTEURS 

Juillet 2013

Dewey : 842 [Œuvre] Œuvres dramatiques de langue française (France) Théâtre militant

ISBN :978-2-919539-19-2

132 pages – 208 gr

10 €

6. LImpossible procès vol 1 - Couverture

Les Bâtisseurs, théâtre-forum,

chantier contre la propagande 2013, sur les luttes zadistes à NDDL et les FRALIBs pour les sociétés coopératives ouvrières.

Collection SPECT’AUTEURS

Mai 2013

Dewey : 842 [Œuvre] Œuvres dramatiques de langue française (France) Théâtre de l’opprimé

ISBN : 978-2-919539-18-5

108 pages –174 gr

10 €

Couverture NAJE Btisseurs

 

MARICHIWEU ! Dix et mille fois nous vaincrons,

recueil poétique insurgé bilingue traduit du castillan par Leticia Cola, liminaire du Sous-commandant Marcos.

Avril 2013

Dewey : 861 [Œuvre] Poésie de langue espagnole (Espagne) Poésie engagée contemporaine

ISBN : 978-2-919539-10-9

252 pages –353 gr

18 €

1er de couv Marichiweu

 

Nous, Indignés... Occupons le monde ! / Ni, Indignuloj... Okupu la mondon !

Sous la direction de Jean-Jacques M’U : textes fondamentaux du mouvement 15M, multilingue avec espéranto

Collection SPECT’ACTEURS 

Avril 2012

Dewey : 322.4 Groupes d’action politique –Mouvements politiques contemporains 

ISBN : 978-2-919539-15-4

298 pages –397 gr

15 €

Couverture de NOUS INDIGNÉS OCCUPONS LE MONDE

 

La Lune souffle, Théâtre du silence

bilingue traduit du mandarin par Alain Leroux

Collection SPECT’ACTEURS  –  Les voix du faire

Juillet 2011

 

Dewey : 895.12 [Œuvre] Théâtre chinois

 

ISBN : 978-2-919539-05-5 

108 pages –173 gr

10 €

Couverture Sun Li-Tsuei

 

 Des mouches dans le bush – La marche des terres minées, Parcours militants, de Jocelyn Peyret, collection Spect’Acteurs, une coédition ABC’éditions et La Question, mai 2014, 332 pages, 14 €

8.  couverture MOUCHES DANS LE BUSH

Pour commander cet ouvrage, s’adresser directement à l'auteur via le formulaire de contact de son blog : http://editions-la-question.blogspot.fr/2014/05/des-mouches-dans-le-bush-edite.html

 

 

 

 

 

ABC’éditions

 Ah, Bienvenus Clandestins !logo ombreassociations à but non lucratif
Vocation d’intérêt général et Éducation populaire

6, rue du Majou 46300 Gourdon
ZéroSix 69 58 02 57 – ZéroCinq 65 27 19 27 
SIRET 798 510 905 00028 APE 8552Z (Enseignement culturel)

Livres (pour toutes précisions, voir l'onglet NOS PARUTIONS)

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