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 Un lion au plafond de la 17e Chambre

Comment l’Impossible Procès est devenu Possible

Le Procès que tous jugeaient Impossible, a eu lieu au Palais de Justice, le jeudi 12 septembre 2017, devant la 17e chambre de Paris, spécialisée en droit de la presse.

Vers midi : Prélude et prise de contacts. Deux banderoles déployées devant le Palais :

– l’une : "Liberté d’expression, on ne nous fera pas taire, le nucléaire tue"

– et l’autre déployée par Chantal pour la FAN et la CANO : "Etat + Areva = Mafia".

Après une longue patience, nos amis sont entendus.

-- La liberté surveillée des blogueurs

Jean Revest (quel que soit son état civil pour la police) est accusé d’avoir écrit un article qui nommait Areva : " Le géant de la mort nucléaire".

Jean-Jacques Mu, blogueur sur Médiapart est accusé d’avoir repris l’article et l’appellation infamante : en fait, dès qu’il a pris connaissance de la plainte, il a retiré les expressions incriminées mais il a laissé  le lien vers l’original, toujours visible sur le site de la CAN-SE.

NB : il semble bien que la jurisprudence exclut les liens hypertexte de la responsabilité des blogueurs. On peut faire une citation pour alimenter la réflexion, sans être accusé d’y adhérer point par point. Bon à savoir.

-- D’impossible à possible

Revenons au titre de ce texte, allusion à la pièce de la Compagnie Brut de Béton : « l’Impossible Procès » qu’est-ce qui a rendu POSSIBLE ce qui se déroule sous nos yeux ??

Il était jusqu’ici impensable que la justice convoque le lobby, pieuvre aux bras trop longs - la pièce l’imagine dans un contexte de post-catastrophe – mais Areva – par inconscience ou arrogance sans limite – ose prendre les devants : c’est le coupable qui se retourne contre ses victimes non consentantes ! D’autant plus étrange que l’article incriminé ne vise pas directement le géant intouchable, mais les élus d’EELV qui ont trahi leurs électeurs en allant faire leurs besoins juste au moment où les conseillers UMP et socialistes d’Avignon acceptaient l’offre de mécénat d’Areva. Si on ne peut pas interroger des élus sur leur mandat, où va-t-on ? Voilà Areva prise au piège de sa défense d’un honneur depuis longtemps perdu.

-- L’honneur des militants

JJ Mu n’a pas de problème d’honneur : il déroule avec simplicité son parcours courageux, de jeune apprenti à éditeur engagé. Sur le site de la Can-SE, une amie de Jean regrette que ce dernier n’en ait pas fait autant. Ce faisant, elle sous-entend qu’il est l’unique auteur de l’article original. Or le choix de Jean c’est de dire que la responsabilité est collective.  Et cela sans se défiler : les deux positions, celle qui assume et celle qui attribue au groupe la paternité collective des documents, sont également belles, fortes et légitimes.

Toujours est-il qu’à ce stade, JJ Mu est passé d’accusé à ACCUSATEUR. Et il marque des points : Areva géant de la mort nucléaire ? Mais bien sûr ! Il arrive souvent que des magistrats, devant une conduite à risques, par exemple, un excès de vitesse, recourent au concept de conduite "criminogène". La conduite d’Areva EST criminogène. Si le langage est fougueux c’est  que la radioactivité a été multipliée par 2 : l’intelligence collective doit s’opposer à ces coups répétés contre la vie..

-- Hommage à la culture

JJ Mu cite comme témoin Bruno Boussagol, le metteur en scène et acteur de « L’Iimpossible Procès ». Là encore, joli basculement d’"impossible" à "possible ". Celui qui, au théâtre, incarnait l’arrogance inébranlable du lobby, prêt à défier Dieu, dénonce ici les "violences d’État" contre lesquelles il n’y a pas d’autres recours que l’indignation. Un des comédiens de la troupe (J-Louis Debard) a prêté sa plume au texte édité par J-J Mu chez ABC’éditions. Areva n’avait alors rien trouvé à redire, peut-être considérait-elle que la culture c’est un truc, juste bon pour les marginaux. Et elle n’a pas tout à fait tort !

Auparavant, Bruno, en précurseur, avait mis en scène la Supplication de Svetlana Alexievitch, prix Nobel de Littérature en 2014. La Présidente rend hommage à sa clairvoyance d’ « homme de culture». Oui : la force poétique, c’est notre arme ! La plus efficace qui soit !

-- L"éthique" d’Areva

Bruno avait campé un portrait transposé, effrayant et ressemblant de l’outrecuidant lobby. Ici le dit lobby a pensé jouer finement en se faisant représenter par une jeune avocate à la crinière électrique, à l’allure non conformiste. Elle affirme sans vergogne qu’Areva est ouverte à la critique puisqu’elle organise conférences et débats. La responsabilité de tuer et de contaminer ? - "c’est un parfait mensonge". Le MOX n’a RIEN d’ILLÉGAL et ce n’est pas le MOX qui est responsable de l’explosion de Fukushima. Areva a rédigé un CODE ÉTHIQUE, comprenant les BONNES PRATIQUES auxquelles elle soumet ses partenaires. Le menteur appelle "mensonge" le dévoilement de ses turpitudes, l’escroc dissimule  ses contaminations en appelant ses victimes à l’éthique et à la « responsabilité » ! Les inculpés voudraient faire le procès du nucléaire, "mais ce n’est pas le lieu". Ah bon ? Où est donc ce lieu où Areva répondra enfin de ses aberrations ?

-- Madame la Procureure

La dame qui se dresse à la gauche de la Présidente, commence sur un registre très bureaucratique, enfonçant ce qui m’apparaît comme des portes ouvertes mais, par un glissement imperceptible, les évidences se nuancent.

À un moment, il n’y a plus de doute possible, je dois en croire mes oreilles : 
« Cet article éveille les consciences sur des risques aux conséquences dramatiques. »
La dame a été sensible à l’argument "excès de vitesse" de JJ Mu :
« Areva participe au développement du nucléaire en France et dans le monde, Areva a conscience de la dangerosité du Mox, elle n’a pas l’intention de tuer, mais sa participation au développement du nucléaire EST CRIMINOGÈNE. Tous les maillons sont solidaires : chaque maillon est responsable de TOUTE la CHAÎNE. Ne pas avoir d’intention criminelle n’est pas une excuse suffisante ».
Exit donc la présomption d’innocence d’Areva.

18h passées, je pars : ai-je raté d’autres coups de théâtre ?

-- Jugement mis en délibéré au 11 octobre

Le10 octobre à 9h, un autre procès deviendra possible au Tribunal de Grande Instance. ASN, EDF et AREVA sont accusés par l’Observatoire du nucléaire de faux et de mise en danger.

Le lobby dont l’État Français est partie prenante, s’est doté d’une instance, l’ASN, garante du bon fonctionnement de la chaîne. Or cette « justice » interne a déjà fait la preuve de sa complicité. La concentration anormale de carbone dans l’acier était connue depuis longtemps et couverte par de faux certificats mais l’ASN ne l’a reconnue que récemment. Contre toute prudence, c’est pourtant son avis qui permettrait la mise en service de la cuve de l’EPR reconnue défectueuse.

Les antinucléaires et en particulier le collectif ADN (Arrêt du nucléaire) en appellent à une plus haute justice.

Françoise Chanial

21 septembre 2017

 Autres articles rendant compte de l'audience :
– avec interview de l'avocat Antoine Comte : Sabrina Kassa dans Médiapart du 15 septembre 2017
(https://www.mediapart.fr/journal/france/150917/un-blogueur-au-tribunal-la-strategie-d-areva-consiste-faire-taire-les-gens-qui-la-critiquent)
– avec analyse politique : La CAN-SE (http://coordination-antinucleaire-sudest.net/2012/index.php?post/2017/09/14/Proc%C3%A8s-d-Areva-contre-la-CAN-SE-%3A-jugement-mis-en-d%C3%A9lib%C3%A9r%C3%A9-au-11-octobre)

 

 

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JJ sauveur

 

Le 12 septembre 2017 devant la 17e Chambre correctionnelle du TGI de Paris se tiendra le procès en diffamation qu'AREVA intente à Jean Revest, l'administrateur du site antinucléaire CAN-SE, et à JJMU, le blogueur qui avait relayé sur Mediapart un de ses articles le 31 juillet 2014.

Les multinationales utilisent des officines d'avocats pour faire systématiquement la chasse aux critiques dérangeantes, pour intimider, pour (im)pressionner et pour décourager les mobilisations publiques. Ces procès bâillons accaparent les tribunaux et attaquent la vigilance des citoyens.

Jean Revest et JJMU sont deux retraités de 65 ans chacun.

AREVA est une multinationale au capital d'1 milliard et demi d'euros (1 500 000 000 €), quand, en face, JJMU est imposé pour un revenu annuel de 22 mille euros (22 505 €), soit 65 000 fois moins qu'AREVA.

AREVA a porté plainte le 4 août 2014 (225e anniversaire de l'abolition des privilèges) en se constituant partie civile par une consignation au TGI de 2 000 € (soit 1/700 000 de sa richesse). Avec ce même rapport d'1/700 000, JJMU n'aurait-il donc eu à payer que 0,03 € (3 centimes d'euro) pour se constituer partie civile ?... Sous la contrainte des lois en vigueur, la considératon et l'honneur des puissants ne s'imposent contre les plus modestes citoyens que par l'utilisation abusive des tribunaux.

Et voilà l'enjeu réel de ce procès : la force publique protègera-t-elle les plus faibles contre les plus puissants ? L'équation est simple : moins la justice défend les faibles, et plus le régime est autoritaire.Nous le savons. Alors ?...

Le procès du 12 septembre 2017 contre les blogueurs antinucléaires donnera au tribunal l'occasion de mesurer d'un peu plus près la notion de démocratie à l'aune de la justice.

Si vous voulez soutenir et aider JJMU, fondateur et animateur de notre maison d'édition associative, vous pouvez faire un don, ce qui lui permettra de continuer le travail de publication :

Merci à vous !

 

 

APPEL « MIGRANTS » DU 15 JUIN 2017

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Le ministre de l’Intérieur a fait connaître ses premières intentions en matière de politique migratoire, et nous déplorons qu’y manque l’engagement impératif de mettre un terme aux violences policières à l’encontre des migrants et réfugiés. De même, aucun mot n’a été prononcé pour annoncer la fin de l’intimidation à l’égard de citoyens ou associations, qui sur le terrain s’efforcent d’assurer accueil et solidarité à leur égard. Deux priorités qu’il faut d’urgence mettre en œuvre au regard des situations qui prévalent à Paris, de nouveau à Calais, à la frontière franco-italienne, mais aussi ailleurs en France.

– Pourtant, la situation actuelle le démontre implacablement : la gestion répressive des migrations internationales et le non-respect du droit d’asile qui prévalent dans la plupart des pays d’Europe, et en France en particulier, sont un échec effroyable. Tout d’abord parce que les guerres, les violations des droits humains, l’aggravation des inégalités et les catastrophes climatiques jettent un nombre incompressible de personnes sur les routes de l’exil, et aucune police au monde ne pourra jamais empêcher des jeunes de chercher à se construire un avenir, ou des familles de vouloir protéger leurs enfants.

– Ensuite parce que « tarir les flux d’arrivées », selon les mots mêmes du Ministre, relève de l’illusion et du mensonge, que nous payons au prix fort : des milliers de vies perdues chaque année en Méditerranée ou sur les autoroutes d’Europe, des centaines de millions d’euros gaspillés tous les ans, d’insupportables souffrances humaines, mais aussi des territoires sous tension, des bénévoles et des citoyens choqués et épuisés… De tels choix politiques fracturent nos territoires, dressent les hommes et femmes les uns contre les autres et nourrissent le rejet de l’autre et le repli sur soi.

 

Nous, membres d’associations nationales, collectifs de migrants ou citoyens réunis dans des initiatives locales de solidarité avec eux, composons une grande partie de la « société civile » organisée, qui tous les jours sillonne le terrain pour pallier les manquements, l’aveuglement et l’inhumanité des politiques publiques. Nous avons vu des dizaines de milliers de personnes, ces derniers mois, s’engager, dans leurs quartiers ou dans leurs villages, pour témoigner de l’humanité la plus élémentaire : offrir réconfort et dignité à des personnes accablées par des parcours de souffrance et de danger, voyant leurs droits fondamentaux tout simplement niés par les autorités de l’État.

Face à ce qui constitue un véritable « état d’urgence », nous appelons les responsables politiques et administratifs à poser les vraies questions : notre conception de la justice admet-elle que des militants de solidarité soient harcelés, et jugés comme délinquants, ou que des distributions alimentaires soient interdites par arrêté municipal ? Les droits fondamentaux que nous aspirons à voir respectés à travers le monde sont-ils compatibles avec la détention de milliers de personnes qui ont pour seul tort d’avoir cherché à survivre et bâtir un avenir meilleur ?

Nous qui construisons chaque jour une France solidaire et accueillante, nous appelons donc le Président de la République et le Premier Ministre à convoquer d’urgence une conférence impliquant tous les acteurs, afin qu’émergent des politiques alternatives d’accueil et d’accès aux droits empreintes de solidarité et d’humanité.

Le 15 Juin 2017

(Illustration site CC akahawkeyefan)

L’appel demeure ouvert à signature des organisations et collectifs, à l’adresse Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Consulter la liste complète des signataires ici

- Toutes les initiatives citoyennes en solidarité avec les réfugiés : une carte recense plus de 1000 initiatives citoyennes de solidarité avec les migrants

 

Dernières nouvelles (22 juin 2017) :

 Le cabinet du Président de la République a proposé de recevoir une délégation de signataires de l'Appel. La date reste à fixer. Ses initiateurs proposent que la délégation se compose des premiers signataires et d'acteurs locaux de solidarité avec les migrants. La délégation abordera uniquement les questions soulevées dans l'Appel inter-associatif, à savoir :

– l'arrêt des violences à l'encontre des migrants,

– l'arrêt des intimidations à l'égard des bénévoles ou militants locaux, et donc du délit de solidarité,

et

– la demande d'organisation d'une conférence nationale avec tous les acteurs, locaux et nationaux, afin de définir collectivement les conditions d'une politique d'accueil digne des migrants en France.

 

Position d'ABC’éditions :

1. CONSTAT :
Il est évident que ces manœuvres dilatoires de l'Élysée ne servent qu'à mettre en position d'attente toutes les oppositions qui voudraient pouvoir s'exprimer. C'est une stratégie de pourrissement de l'action, d'étouffement des paroles contraires. Car il n'y a rien de bon, mais alors rien du tout dans ce qui ressort de ce qui est appelé « entretien » (sic). Le compte rendu ne rend ici que des comptes non rendus, précisément, par le représentant de l'État qui ne nous renvoie jamais que vers son programme de candidature à la présidence.

2. PROBLÈME :
Nous nous rendrions caution complice de cette atteinte aux droits humains institutionnalisée si nous acceptions à notre tour de se payer des seuls mots des représentants de l'État dont on voit bien qu'ils continuent leurs sales manœuvres de refus des exilés.

3. PROPOSITION :
1. Lancer au plus tôt – dès juillet – une journée d'action, d'information et de sensibilisation, partout en fRance, devant les préfectures, les sous-préfectures et les mairies, pour revendiquer clairement une véritable politique d'accueil.
2. Journée à renouveler sans relâche chaque mois avec nos revendications clairement exprimées, conférences de presse, contacts directs avec les syndicats, les associations, les partis, les cercles d'action et de pensée conscients de la situation d'atteinte aux droits humains.

Jean-Jacques M’µ

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 Délit de solidarité


à Monsieur le Président,

Sur la solidarité avec les migrants (+ les roms, les SDF, les mal-logés et les déshérités),

Passeur de vie et d'humanité, je revendique le droit (ou le tort, ou le direct du gauche) de la SOLIDARITÉ avec chaque excluE de nos sociétés. Hier aussi, les semaines dernières, les mois précédents et les années d'avant également, j'ai pu participer à des mouvements et des actions de SOLIDARITÉ. Et demain encore je le referai. Je ne suis pas la seule personne, je ne suis pas le seul responsable d'association à revendiquer de pareilles actions en conformité avec l'humanité. Et, anonymes ou pas, déclarées ou non, nous sommes des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers, des millions de personnes à ouvrir nos bras, nos cœurs et nos portes aux personnes en détresse, nous sommes des millions à refuser la politique du pire de vos institutions, à refuser qu'un délit contre lequel nous nous sommes très justement et très légitimement battu sous la droite nous soit reproché par des élus et des personnels qui n'ont plus rien à voir avec la gauche historique de Jean Jaurès.

Je refuse de refuser toute aide à notre prochain.
La solidarité n'est pas un délit, c'est un devoir. L'assistance à personne en danger est un devoir, pas un crime, vous le savez. Faites donc appliquer le droit, ne pénalisez pas, ne culpabilisez pas, ne condamnez pas ce qui n'est qu'humanité, droit et justice.

La devise Liberté, Égalité et Fraternité dont les pratiques ont été effacées sous (et par) votre administration est une devise qui entre en résistance avec tous les peuples du monde contre les contrôles douaniers, les surveillances policières et les pseudo-justices qui se révèlent de fait réellement partiales et totalitaires, iniques et inégalitaires.
Je refuse la pleutre mesquinerie de tous ces agents employés par l’État qui, au nom de règlements hors-sol, laissent en même temps effectivement libres d'agir tous les passeurs proxénètes et trafiquants qui ne sont jamais inquiétés, eux, quand ils abusent pourtant sous nos yeux des misérables venant chercher refuge chez nous.
Est-ce la peur – par ailleurs purement fantasmatique – d'invasions étrangères qui motive vos conseillers ?
Est-ce la parole néofachiste libérée et jamais poursuivie que vous voulez encourager en décourageant les solidarités populaires ?
Est-ce la confusion entre les populations fuyant les guerres et les auteurs d'attentats, lesquels relèvent des crimes contre l'humanité, que vous voulez entretenir, ce faisant ?... sans jamais permettre d'information ni de pédagogie devant les populations, les lecteurs, les auditeurs, les travailleurs, les familles, les patrons, les propriétaires, les établissements scolaires pour expliquer, comprendre, identifier et poursuivre les réels coupables, coupables qui relèvent d'abord, vous savez bien, du commerce des armes dont notre pays est l’un des plus actifs (p)artisans.
Ignorez-vous toutes les données économiques et sociales prouvant que l'accueil et l'accompagnement des exilés coûtent beaucoup moins cher aux deniers publics que le harcèlement, les persécutions et la répression des démuniEs par nos polices, nos douanes, nos tribunaux, nos centres de rétention... ?

Nul être n'est irrégulier.

Les articles 9, 13, 20 de la Déclaration universelle des Droits humains de 1948 préconisent une liberté totale et inconditionnelle de circulation et d'installation pour toute personne dans le monde. Cette Déclaration a été signée sous notre Constitution, et il y a aujourd'hui d'autant plus urgence à l'appliquer que l'urgence concerne essentiellement les risques de mort ou de graves dangers traumatiques, notamment pour les personnes mineures isolées.
Est-ce la couleur de la peau de ce prochain secouru qui ne convient pas à votre sens de la solidarité ?
Si, à nos frontières, c'étaient des petites blondes aux yeux bleus qui crevaient de froid, de faim et de peur, tout le monde les accueillerait, étrangères ou pas. Et vous donneriez ordre de ne pas poursuivre, n'est-ce pas ? Peut-être même – qui sait ? – auriez-vous l'honnêteté intellectuelle, voire le courage, de reconnaître et favoriser les moyens d'améliorer la loi, la trouvant trop injuste et insuffisante au secours des plus fragiles manquant de ressources linguistiques, financières et physiques pour tenir en vie de manière digne et sûre.
Qui sait.
Alors oui, pour moi, comme pour nombre d'entre nous, très nombreux, pas plus que la religion, la couleur de la peau ne constituera jamais jamais jamais un obstacle, ni aux droits humains ni aux devoirs de fraternité. Droits et devoirs trop salis et dégradés par ceux qui osent indûment parler d'assistanat !

Alors Monsieur le Président,
laissez donc en paix Cédric Herrou, et tous les autres poursuivis pour avoir aidé leurs prochains.
Ou alors venez m'arrêter aussi.

Je vous adresse ce message par courrier papier, avec un premier jet sur la boîte prévue à cet effet, au lien suivant, http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/
et j'espère que beaucoup d'amiEs et d'amiEs d'amiEs et enfin tout un tas de gens que je ne connais pas, mais qui partagent ces valeurs, celle d'une République fraternelle, le reprendront à leur compte et à leur nom.

Jean-Jacques M’µ
le vendredi 6 janvier 2017

J'invite également chacunE à signer et à diffuser amplement la pétition d'Amnesty International sur ce concept aussi fallacieux qu'officieux de « DÉLIT DE SOLIDARITÉ » (sic !)

solidarité

 

 

 

 

 

 

ABC’éditions soutient immédiatement, entièrement et sans réserve, toutes les revendications des demandeurs d'asile où qu'ils se trouvent sur le territoire national, en Europe et partout ailleurs dans le monde, et demande à chacun de marquer tout le soutien possible à leur accueil dans des conditions dignes :
– communiqués de soutiens aux demandeurs,
– communiqués de protestations aux préfectures,
– propositions directes d'aides logistiques, humanitaire, médicale et juridique,
– organisation de centres d'accueil autonomes dans des conditions décentes...

Ci-dessous le communiqué des demandeurs d'asile :

Rassemblements convergents

Communiqué des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad 30 octobre 2016

Nous qui arrivons en fuyant les guerres et la misère.
Nous sommes réfugiés sur les terres françaises à Paris.

Nous demandons :

Le respect de nos droits en tant qu’êtres humains,

Les garanties des droits suivants : un logement pérenne avec l’ensemble des services correspondant et conformes à nos droits notamment administratifs, sociaux, médicaux et l’apprentissage du français,

Pour ceux qui ont déjà déposé une demande d’asile : la continuité de la procédure d’un lieu à un autre et la non-application de la procédure Dublin,

La prise en charge des droits de tous sans exception, de logement et des papiers,

De ne pas nous expédier dans les prisons* de force,

La non-expulsion des migrants en dehors des terres françaises

Rabita des demandeurs d’asile de Paris, quartier de Stalingrad
30 octobre 2016

*NdT : prisons pour étrangers = centres de rétention

 

 

 

Couverture Éclipses

OURANOS ou les trois fonctions de la religion dans l’État, de Jean Monod, collection Éclipses

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 Abcéditions Ah Bienvenus Clandestins

Critique de Tieri Briet, revue Ballast, n°5, décembre 2015
Ouranos ou les trois fonctions de la religion dans l’État, de Jean Monod

Si elle prend forme dans l’anthropologie des années 1970, la pensée de Jean Monod est aujourd’hui aux antipodes d’une réflexion qui se laisserait cantonner aux cloisonnements d’un genre universitaire. En lisant le présent livre, on se rend compte assez vite qu’on embarque dans le sillage d’une pensée au long cours, aussi rigoureuse qu’élargie, comme si le travail de la pensée consistait avant tout à interroger des connaissances laissées à l’abandon. Si Jean Monod se livre à une analyse de l’État, des idées et des mythes qui servent à en masquer les points aveugles et, plus encore, les tromperies conçues pour en masquer la violence, il a le courage d’élargir au maximum le spectre des connaissances historiques et d’affronter, sur quatre millénaires, le foisonnement des peuples et civilisations. Son analyse de l’État s’appuie donc autant sur l’histoire des Iroquois que des pharaons d’Égypte, des peuples sémites que des Sumériens qui développèrent ensemble la « civilisation étatique », 2 300 ans avant Jésus-Christ. Pourtant, le travail théorique reste clair, porté par une langue rigoureuse et belle, avançant par « éclats ». Les formes historiques prises par les États grecs et romains sont analysées parmi beaucoup d’autres pour mieux révéler ce mythe contemporain qu’est la démocratie : « Notre nouvelle "Mère à tous", la République, aurait restauré l’ancienne démocratie. » À partir de là, « voter est moins un acte démocratique qu’un rite de désistement sacrificiel », et « la croyance dans l’État protecteur est un fait de dévotion ». Autant de postulats inattendus ou même inédits qui ébranlent, à force de logique et de cohérence, cette part de croyance qu’on peut encore avoir pour le fait politique. Et un travail d’autant plus salutaire à l’heure où surgissent, en France comme en Europe, tant d’appels à sauver des Républiques qui seraient menacées. [T.B.]

Collection Éclipses, ABC’Éditions Ah Bienvenus Clandestins !, 2015

 

 

Kacalou 15 octobre 2015 OURANOS

« Chacun sait à quoi sert la guerre. La religion sert à lui donner un sens qu’elle n’a pas »

(Jean Monod)

 en une phrase Jean Monod Ouranos
 https://www.facebook.com/jean.monod.5

 « Quelle est la place de la religion dans un État sans religion? Est-ce que ce n'est pas l’État lui-même qui devient une religion... inconsciente ? »

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Sous la direction de l’anthropologue Jean Monod

lancement d’ÉCLIPSES, la nouvelle collection d’ABC’éditions

dimanche 27-lundi 28 septembre 2015 date de  l’éclipse de lune
à la librairie Éphémère 6, rue du Majou Gourdon (46300)

Commander l’ouvrage :
Nos conditions de vente
Par chèque à l'ordre d'ABC’éditions
162, rue Saint-Maur 75011 Paris
ou
6, rue du Majou 46300 Gourdon



ANNONCE

Il s'appelle OURANOS,  il est le CIEL ÉTOILÉ des mythes grecs
Né, d’après Hésiode, d’un rêve de GAIA, la Terre-Mère
...
Signe particulier :
enterre ses enfants à leur naissance.
Sera détrôné par son dernier fils, CRONOS, qui le castrera.

Ce livre est l’abrégé d’une matière immense : celle qui s’ouvre sur le champ d’une véritable anthropologie politique libérée de la philosophie occidentale qu’entrave le culte inconscient de l’État

Citation

« Le choix de l'État est l'inconscient de ceux qui se soumettent. »

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Premier titre de la collection ÉCLIPSES :

OURANOS, ou les trois fonctions de la religion dans l’État

Une nouvelle façon de raconter l’autre histoire : celle qui commence au IVe millénaire avec la destruction des communautés traditionnelles par des bandes armées constituées en États grâce à leurs pillages : depuis la gestion des populations soumises promues au rang de citoyens de seconde zone jusqu’à la dissolution du sens de la citoyenneté à travers les artifices de la politique qui va peu à peu absorber ceux de la religion pour créer l’illusion de la liberté dans un mode de vie consommatoire.

   Après Du pillage au don, co-écrit avec Diane Baratier, Jean Monod poursuit sa relecture des mythes de l’histoire, d’Hésiode à Clastres en passant par Thucydide, Tite-Live, Machiavel, Spinoza, Montesquieu, Rousseau, Marx et les Iroquois...

 

 Couverture Éclipses

Jean Monod : OURANOS, ou les trois fonctions de la religion dans l’État

 160 pages, format A5 (21 X 14,8)
ISBN : 978-2-919539-08-6
12,50€

Commander l’ouvrage :
Nos conditions de vente
chèque à l'ordre d'ABC’éditions
162, rue Saint-Maur 75011 Paris
ou
6, rue du Majou 46300 Gourdon

 

Illustration de Muriel Dumoulin : Gaia II (www.muriel-dumoulin.com)

 Gaia II

Paru le dimanche 27 septembre 2015 à l’Éphémère
ABC’éditions
6, rue du Majou 46300 Gourdon (46300)

Prochaine étape :

CRONOS, de l’âge d’or au totalitarisme.

Le livre sera proposé à la vente dans la librairie éphémère
6, rue du Majou, à Gourdon (46300)

dimanche 27 septembre 2015 dès 15h
avec présence de l’auteur, Jean Monod, pour signature
On peut le commander pour le recevoir
Expédition en métropole contre chèque de 15 € (12,50 € + 2,50 € de frais d'envoi postal)
à l’ordre d’ABC’éditions

 

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FRANCKUSCHIMA par Géraud Bournet, auteur-illustrateur

FRANCKUSHIMA - Une démarche documentaire indépendante

Affiche squelette fluo light

Des signes avant-coureurs de la catastrophe spectaculaire de Fukushima aux courses sans signes reçus d’une catastrophe diffuse en France : le capitalisme fait ses expériences, son laboratoire est le monde !

Affiche enfants dosimetres light

SOCIÉTÉS NUCLÉAIRES, SOCIÉTÉS POLICIÈRES : enquêtes, interviews, documents inédits, expériences significatives, le jeune Géraud Bournet poursuit au bout de son crayon à dessin les recoins cachés des propagandes énergétiques distillées auprès de la population. Il sait surtout relever les imperceptibles marques d’héroïsme profondément ancrées dans l’humanité de tous ceux qui, anonymes ou sous le feu de l’actualité, osent tenir tête à une fausse fatalité fabriquée de toute pièce par la technocratie. Avec ses personnages et les auteurs dont il illustre la parole, ce jeune talent participe d’un mouvement de fond qui nous est essentiel pour résister et préserver la vie et les générations futures des méfaits de l’ère atomique.

À l’occasion des cinq journées contre le nucléaire du 11 au 15 mars
à La Maison de l’Arbre, métro Croix de Chavaux, 7-9 rue François Debergue à Montreuil

Nous avons présenté FRANCKUSCHIMA, livre illustré de Géraud Bournet, à paraître pour les 5 ans de Fukushima, le 11 mars 2016, sous un format propice à une lecture de large diffusion, claire et soignée, pédagogique et approfondie, objective et critique, érudite et pratique.

Merci à vous, merci à lui.

Jean-Jacques M’µ

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7 publications dABCéditions

Ce qui transporte dans un livre c’est en grande partie ce que la parole d’autres a pu et a su libérer en nous. Et de nous. Pour sortir des sidérations respectives où nous nous retrouvons tous isolés, la survie dépend alors de l’alliance des lectures où chacun tour à tour et à sa façon rencontre les artistes indignés laborieux creatifs écologues poètes aventuriers que nous sommes déjà un peu... et même un peu plus que ça, et puis aussi tout-à-fait autrement.

Notre premier ouvrage LA FORCE DES GUEUX, de la Compagnie NAJE (Nous n'Abandonnerons Jamais l'Espoir) paru en janvier 2011, est actuellement épuisé, nous en préparons une réédition relue et améliorée.

Notre prochain livre, (art) d'une nouvelle collection entre parenthèses au format 10 X 16 que nous lançons en ce tournant d'année sera une surprise pour annoncer une suite sur des thèmes autrement porteurs dans ces sociétés où nous vivons et que s'efforcent de mettre en crise les mâles dominateurs made in CaC40 : (révoltes), (soif), (travail), (sauvage), (antiféminicide), etc.

Titres disponibles à la commande. Vous pouvez vous reporter à chaque page concernée, ou bien en bas de cette page (voir Panier). N'hésitez pas à nous contacter (lien ici)

– Perséphone captive d’Hadès – Feux,

de Marlene Feeley

recueil poétique bilingue traduit du castillan (Chili) par Stéphanie-Alice Sepschatski.

Avril 2015

Dewey : A861 [Œuvre] Poésie de langue espagnole (Amérique latine)

Poésie engagée

ISBN :978-2-919539-01-7

96 pages – 63 gr

12 €


Fuegos - Couverture

 

 

 

Pienso, luego estorbo.../ Je pense, donc je gêne..., poèmes choisis de Silvia Cuevas-Morales, traduits du castillan par Leticia Cola et Alexandra Freyre-Neyroud

recueil poétique bilingue 

Collection SPECT’AUTEURS – les voies du dire

8 mars 2014

Dewey : A861 [Œuvre] Poésie de langue espagnole (Amérique latine)

Poésie engagée

ISBN : 978-2-919539-16-1

126 pages – 181 gr

12 €

7. Couverture de PIENSO

 

L'impossible procès, volume 1, la pièce, de la compagnie théâtrale Brut de Béton Production

minutes établies par Jean-Louis Debard ; préface de Bruno Boussagol, postface d’Olivier Florent, dossier Sortir du Nucléaire.

Collection SPECT’ACTEURS 

Juillet 2013

Dewey : 842 [Œuvre] Œuvres dramatiques de langue française (France) Théâtre militant

ISBN :978-2-919539-19-2

132 pages – 208 gr

10 €

6. LImpossible procès vol 1 - Couverture

Les Bâtisseurs, théâtre-forum,

chantier contre la propagande 2013, sur les luttes zadistes à NDDL et les FRALIBs pour les sociétés coopératives ouvrières.

Collection SPECT’AUTEURS

Mai 2013

Dewey : 842 [Œuvre] Œuvres dramatiques de langue française (France) Théâtre de l’opprimé

ISBN : 978-2-919539-18-5

108 pages –174 gr

10 €

Couverture NAJE Btisseurs

 

MARICHIWEU ! Dix et mille fois nous vaincrons,

recueil poétique insurgé bilingue traduit du castillan par Leticia Cola, liminaire du Sous-commandant Marcos.

Avril 2013

Dewey : 861 [Œuvre] Poésie de langue espagnole (Espagne) Poésie engagée contemporaine

ISBN : 978-2-919539-10-9

252 pages –353 gr

18 €

1er de couv Marichiweu

 

Nous, Indignés... Occupons le monde ! / Ni, Indignuloj... Okupu la mondon !

Sous la direction de Jean-Jacques M’U : textes fondamentaux du mouvement 15M, multilingue avec espéranto

Collection SPECT’ACTEURS 

Avril 2012

Dewey : 322.4 Groupes d’action politique –Mouvements politiques contemporains 

ISBN : 978-2-919539-15-4

298 pages –397 gr

15 €

Couverture de NOUS INDIGNÉS OCCUPONS LE MONDE

 

La Lune souffle, Théâtre du silence

bilingue traduit du mandarin par Alain Leroux

Collection SPECT’ACTEURS  –  Les voix du faire

Juillet 2011

 

Dewey : 895.12 [Œuvre] Théâtre chinois

 

ISBN : 978-2-919539-05-5 

108 pages –173 gr

10 €

Couverture Sun Li-Tsuei

 

 Des mouches dans le bush – La marche des terres minées, Parcours militants, de Jocelyn Peyret, collection Spect’Acteurs, une coédition ABC’éditions et La Question, mai 2014, 332 pages, 14 €

8.  couverture MOUCHES DANS LE BUSH

Pour commander cet ouvrage, s’adresser directement à l'auteur via le formulaire de contact de son blog : http://editions-la-question.blogspot.fr/2014/05/des-mouches-dans-le-bush-edite.html

 

 

 

 

 

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